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jours en Russie
Départ
et rencontre
Samedi 21 décembre 2002
Départ à 4h30 d'Aigle, la tête dans les choux, car
la veille j'avais la fête de fin d'année au travail. Finition
de la préparation du sac de voyage puis départ. Arrivée
à 5h30 chez Hervé puis départ avec la voiture à
Dimitri pour l'aéroport de Cointrin. Nous cherchons pendant un
moment ce fichu parking P26. Moins cher car il est prévu pour des
longues durées de stationnement. Arrivé au guichet d'enregistrement
Austrian Air Lines pour Moscou via Vienne, l'hôtesse nous demande
de passer au bureau Lufthansa car il y un problème. Cela commence
bien ! En fait Austrian Air Lines ont surbooké leur avion pour
Vienne, car c'est la période de Noël. Alors comme ils travaillent
en consortium avec Lufthansa ils nous proposent le même trajet mais
via Francfort avec une heure de perte, ceci contre rétribution
en euro au guichet d'Austria Air Lines à Moscou. Finalement le
check-in se fait et nous devons apporter nos bagages à l'autre
bout de l'aéroport. Enfin nous pouvons aller prendre l'avion et
en cas de nouveau changement on nous appellera par haut-parleur. Passage
de douane ok, et détecteur scabreux pour Hervé qui n'arrête
pas de bipé. Pour finir il a droit à la fouille dans la
cabine. Bon maintenant que nous avons traverser toutes ces épreuves
nous prenons enfin l'avion. Le transit à Francfort se passe bien.
Bon, Hervé rebip à font au détecteur. Le trajet Francfort,
Moscou se déroule très bien. Arrivé à l'aéroport
de Moscou nous devons encore passer l'épreuve du passeport, visa,
qui est très méticuleux et lent, ce qui forme des files
d'attente énormes, mais nous nous en sortons bien. Après
nous récupérons nos bagages qui sont bien arrivés.
Puis re-contrôle pour la déclarations d'achats avec passeport,
visa, tout cela agrémenté de tampons. Et voilà enfin
aux pays des soviets. Comme nous avons une heure de retard l'hôte
d'accueil n'étais bien sur plus là, nous décidons
de nous débrouiller tous seul. Nous sortons de l'arrivée
et il y avait beaucoup de monde, mais comme par miracle il y avait un
couloir libre. Je m'y engage, mais voilà c'est le couloir de la
mort, une horde de taximan qui nous offres leur service. C'est le choc,
avec Dimitri nous perdons Hervé dans la foulée. On s'extrait
temps bien que mal de la cohue, puis nous recherchons Hervé, avec
des chauffeurs de taxi acharnés. Par téléphone portable
nous nous retrouvons. Nous décidons ensuite d'aller chercher notre
ristourne pour changement de vol au bureau Austrian Air Lines. Mais ils
ne veulent rien savoir et on sent très bien que nous aurons rien.
Bon ensuite retour dans le hall d'arrivée direction une banque
pour que nous puissions faire du change. Rebelote des taximans nous collent
au cul. Après la banque nous marchandons un prix 1500 roubles avec
un taximan non affilié qui nous prétend avoir le meilleur
taxi de la ville. Il avait effectivement une Mercedes 190, très
confortable. Après une heure de trajet en taxi nous arrivons à
l'hôtel Gamma-Delta. Nous transmettons nos passeports à la
réception pour qu'isl puissent remplir leur fiches. En attendant
nous rejoignons nos chambres, car il n'y a pas de chambre à trois.
Puis Hervé ayant pris contacte avec sa correspondante Julia, nous
nous donnons rendez-vous au restaurant " Richard le Téméraire
" à l'autre bout de la ville à 21h. On prend un taxi,
nous arrivons avec 30 minutes de retard. Rencontre avec Julia et une amie
Svyeta. Elles sont toutes deux charmantes. Accueil à la russe,
un regard et salut ! Superbe restaurant ambiance château avec faux
mur en plastique. Très bonne nourriture, très bonnes bières,
tout bien quoi. L'adition par contre est salée, plus cher qu'en
Suisse, mais c'est la vie. Puis elles nous proposent de sortir boire un
verre. Embarquement dans une Lada rouge, à cinq, d'un chauffeur
ordinaire mais qui contre payement nous amène où on veut.
C'est le système D à Moscou. Une fois au centre et deux
refus d'entrer dans un établissement pour je ne sais quelle raison,
on trouve un bar sympa. Les discussions en français, anglais, vont
bon train. Hervé est déjà sous le charme de Julia.
On bois notre première vodka et quelques bières. Puis à
2h00 étant tous fatigués, ont se dit à demain et
nous rentrons à l'hôtel en taxi. A 200 m de l'hôtel
le taxi se fait arrêter par la police. Contrôle d'identité,
chacun sort son passeport, puis nous marchons jusqu'à l'hôtel.
Dans le hall de l'hôtel on se refait un contrôle par un policier,
puis 5 métres après, devant l'ascenseur, on nous propose
des filles. C'est la Russie !
On rigole
à Moscou
Dimanche 22 décembre 2002
Après une bonne nuit, nous rejoignons Julia à la station
de métro Arbatskaya au centre ville. Elle nous fait visité
le Kremlin. Fouille et détecteur de rigueur bien sur. Hervé
rebip de plus belle. Visite de 3 jolies églises orthodoxes avec
plein d'icônes partout, énorme cloche en bronze brisée
et petit musée. Un petit coucou à Poutine en passant, puis
nous sortons pour aller sur la place rouge. Nous restons pas longtemps
il fait trop froid. Direction les Galeries marchandes de luxe pour nous
réchauffer. Moscou c'est vraiment comme Paris ou Milan, il y a
toute les boutiques. Puis direction dans un autre centre commercial, construit
sur 3 niveaux en sous- sol, pour des cafés et pâtisseries.
Ensuite Julia nous propose de nous inviter chez Svyeta. Retour à
l'hôtel pour prendre une douche et des cadeaux (vin et chocolat).
Le métro de Moscou est vieux mais alors les stations sont magnifiques.
Départ pour le souper chez Svyeta en métro de l'autre côté
de Moscou. Avec les deux bouteilles de vins dans les poches intérieures
de ma veste j'ai pas intérêt à glisser sur la neige.
Julia achète quelques poulets rôtis, des tomates, des mandarines.
Puis départ dans son appartement. Nous offrons les cadeaux. Nous
commençons à manger, il y tout sur la table, poulets, tomates,
chocolats, mandarines, vin, champagne. C'est comme cela que les russes
mangent. C'est différent ! Autre différence, les présents
que tu leur offres ils les consomment avec les invités. Nous buvons
donc tout. Hervé nous fait une prouesse technique avec le bouchon
de champagne, qui ricoche dans toute la cuisine, pour finalement déguiller
un tableau, et la cerise sur le gâteau, il verse dans la tasse de
Julia alors qu'elle avait encore du vin rouge. C'est la grosse rigolade
générale. Julia et un peu saoul. Il faut dire qu'elle ne
boit pas souvent, mais elle adore le champagne. Ensuite nous repartons
rejoindre Svyeta qui n'était pas là, pour allé dans
un bar, le " Route 66 ". Nous faisons connaissance du cousin
de Svyeta, Cyril. L'ambiance est géniale. On boit bière
sur bière, vodka sur vodka. Puis nous retournons chez Svyeta. Et
la Hervé discute avec Julia, car le lendemain nous allons partir
de Moscou, et comme ça croché entre eux il faut faire une
mise au point. Dimitri et moi buvons de la vodka avec Svyeta et un autre
ami qui est présent C'est super génial. Mais voilà
on décide de partir et la quand je me suis levé c'est la
claque. Je ne tiens plus très bien sur mes jambes. Je ne tiens
plus debout ! On prend un taxi pour retourner à l'hôtel.
Depuis ce moment là je ne me souviens de plus rien. Mais je peux
vous dire qu'en arrivant à l'hôtel on se farcis un contrôle
police. Et là, les policiers ne sont pas d'accord de me laisser
rentrer dans l'hôtel. Pour finir contre 500 roubles (20 Frs) ils
nous laissent passer. Merci à Hervé et Dimitri de ne pas
me laisser m'embarquer chez les flics. En arrivant dans la chambre tout
le monde à besoin de faire pipi. Moi je le fait dans les verres
à dents. Beurk. La nuit fut courte.
Vol 729
pour Irkutsk
Lundi 23 décembre 2002
Le réveil est fracassant. J'ai la tête dans les choux, en
plus nous avons notre avions à 17 heures mais nous n'avons plus
de peps. Nous restons à la buvette du hall de l'hôtel où
nous récupérons, étudions les guides, Dimitri étudie
le russe. Ensuite départ en tacos pour l'aéroport de Moscou
pour les lignes intérieures. Cela n'a rien à voir avec l'aéroport
international, c'est bien glauque. Nous emballons nos bagages avec du
cellophane, grâce à une super machine. Cette fois tout le
monde bip au détecteur. L'avion est moins bien, on est serré
comme des sardines. C'est un Tupolev. En plus il y en a qui boivent de
la vodka, c'est la zone. Nous essayons temps bien que mal de dormir, car
il y a 5 heures de décalage en notre défaveur, ce n'est
pas facile.
La famille
Maximov
Mardi 24 décembre 2002
Arrivé à 7h00 du matin à Irkutsk c'est vraiment le
dépaysement total. On a l'impression d'être en 1940. Peter
Maximov (notre hôte et guide) nous attend et nous repaire sans problème.
Il parle allemand. Il est pratiquement déguisé en militaire
et son attitude de même. Cela part sur les chapeau de roue. Il nous
emmène chez sa mère avec sa Lada pourrie. Il conduit bizarrement,
tout à gauche. Arrivé chez sa mère on à pas
beaucoup de répit. Il nous informe que nous avons pas le temps
de se doucher. Ma parole c'est pire que l'armée. Petit déjeuner
immonde (une sorte de riz au lait) on se force mais c'est la grimace.
Le thé n'arrive qu'à la fin du déjeuner, pour diluer.
On se change vite en équipement de ski, on laisse nos gros sacs,
puis nous prenons quelques affaires de rechange et pique-nique pour le
trajet. Car il nous à proposer de faire une marche de 20 km pour
rejoindre Bolchie Koty (petit village de pécheur au bord du lac
Baïkal). On fait pas la tête des vainqueurs. Départ
avec sa Lada qui n'a pas de chauffage. Nous sortons de la nationale pour
nous enfoncer dans la Sibérie. Il découvre un chemin forestier
dans la forêt qui n'existait pas l'année passé. Ce
qui nous économisera 10 Km de marche. Il nous dépose donc
au milieu de nul part, Il me donne une radio de communications et quelques
brèves explications sur le trajet à prendre et l'endroit
de rencontre. Car il ramène la voiture au port de Liskvarna. Puis
nous dit qu'il nous rejoindra dans 1h30. Nous partons ainsi seuls dans
la forêt nous suivons la ligne électrique puis arrivé
au sommet d'une butte, point de rendez-vous, nous faisons un feu. Mais
bon on y arrive pas, il nous avait donner juste des allumettes. Il commence
à faire froid, toute le bois et plein de neige et on n'a pas dormit
la veille, ça commence à bien faire. En plus avec sa connerie
de radio il n'arrête pas de nous demander si " Wie geht es,
wie geht es, wie geht es " et nous répondons " Alles
gut, Alles gut, Alles gut " cela nous gonfle. Pour finir 1 heure
après en persévèrent en brûlant nos restes
de billet d'avion et bloc-notes, on arrive à faire le feu. Deux
heures après il n'arrive toujours pas, on décide de manger
le pique-nique qu'il nous avait préparé. Et là, c'est
la rigolade, la bouffe est infecte visuellement et au goût. Hervé
fait fondre le fromage pour faire comme un croque-monsieur, pour que ce
soit mangeable. La nuit approche et toujours pas de Peter. Il arrive 3
heures après, on boit vite fait un thé, puis départ
pour les 10 Km de marche. Le jour commence à tomber. Sur le trajet
on discute, on apprend qu'il est biologiste, mais on a plutôt l'impression
que c'est un ours humanisé ! Sur le trajet on discute, on lui demande
s'il on des moto-neiges. Il nous répond que les moto-neiges russes
sont pas du tout économique, elles consomment un litre pour un
kilomètre, et qu'ils n'ont pas les moyens de s'acheter des moto-neiges
canadiennes ou nordiques. Après 7 Km on arrive enfin au bord du
lac Baïkal, il fait moins froid car c'est un micro climat, on ne
voit pas grand chose il y a de la brume. En longeant le sentier qui borde
le lac on arrive enfin à Bochie Koty. Il faut dire qu'il n'y a
qu' un sentier ou le bateau pour y accéder. En se dirigeant vers
la maison des Maximov on entant des cris sauvages, en fait c'est Max qui
nous accueille, un membre de la famille qui habite à l'année
dans se village. On entre dans leur demeure, une sorte de maison en bois
à un niveau sur le flan du rivage. On se met à l'aise, c'est
un grand mots. On a l'impression d'être dans un chalet dans les
années 50, il y a du bordel partout, des bibelots, des casseroles
sales partout. En discutant on nous dit qu'il sont fier d'avoir l'électricité
depuis 10 ans dans le village, donc ils ont l'eau chaude. Mais alors,
il faut faire toute une manipulation avec un appareillage pour voir apparaître
un filet d'eau chaude. Les chiottes sont à l'extérieur dans
un cabanon. Peter nous prépare le souper. On discute avec toute
l'équipe. Peter nous demande si nous avons soif. C'est sur, on
venait de se taper 10 Km. Alors il nous propose de goûter une spécialité
de chez eux. Et c'est là qu'il nous sort un énorme bocal
avec un liquide rouge vif avec des particules qui se baladent et une énorme
croûte flottante. Pas du tout appétissant. Il nous sert à
chacun un verre, il nous affirme que c'est une boisson sucrée.
On goûte tous, c'est pas mauvais, mais pas appétissant. Il
nous dit que cette boisson est faite uniquement dans cette région.
C'est fait à partir de champignons qu'il vont cueillir dans la
forêt, ce qui donne une boisson sans bactéries et sans microbes.
On le croit sur parole. Ensuite nous entamons le souper proprement dit,
des raviolis transparents avec comme de la viande pour chat à l'intérieur,
tous cela nagent dans un potage. C'est franchement pas bon, mais il faut
quand même bien que l'on mange une fois dans la journée.
Hervé est dégoûté. On pense à vous qui
êtes en train de passer Noël autour d'un bon repas et dans
le confort. Ensuite nous entamons une discussion au sujet d'un reportage
que Nicolas Hulot avec effectué au lac Baïkal pour Usuhaïa.
Et là c'est une discussion effrénée qui suit. Peter
et le vieux commencent à nous expliquer qu'ils connaissent bien
Nicolas, car c'est eux deux qui avaient prêté une voiture
pour le tournage, ainsi que le vélo du vieux pour se balader sur
le lac. Qu'ils avaient participé au tournage et qu'il figuraient
certainement sur le reportage. Hervé confirme, il y a bien le vieux
dans le reportage, il l'a reconnu car il fait les même cris d'animaux.
Il nous demande si nous pourrions pas leur envoyer une vidéo du
reportage, car ils ne l'ont jamais vu terminer. Ensuite, j'avais complètement
oublié, mais il y avait dans notre contrat de voyage une surprise
de taille à effectuer dans ce village. Effectivement une fois la
discussion terminée, le vieux se ramène est nous dit que
nous allons aller au " bania ". Entendez par là, une
sauna russe. On prend nos affaires, puis départ pour une petite
baraque en bois à 10m de chez les Maximov. Dans un minuscule vestibule
nous nous changeons. Hmm, le vieux ce fou à poils, du coup on en
fait de même. Puis départ à l'intérieur du
sauna russe. Il nous invite à s'asseoir sur les banquettes. Il
balance une casserole pleine d'eau sur les pierres chaudes. C'est le début
du cauchemar. Il fait hyper chaud. Et il nous parle en allemand de sa
philosophie de la vie, mais nous avons tellement de peine à résister
à la chaleur et l'humidité qu'il nous est difficile de lui
répondre en allemand en plus. Il nous demande si tout va bien,
faiblement nous répondons que oui. Et là, il en rajoute
une couche. C'est intenable. J'ai tellement besoin de pisser que je craque.
Je sort du bania j'enfile un slip et mes chaussures, puis je sort à
poils jusqu'aux toilettes situé à côté. Dans
ces toilettes il y juste un trou dans un plancher glissant par le froid.
Le trou est assez grand pour finir dans la fosse. Bon je m'applique et
je retourne rejoindre l'équipe. On cause, il nous dit qu'une fois
il a un valaisan qui était venu au village et il n'avait pas supporter
le bania, il était tombé dans les pommes. Si vous le connaissez,
c'est un Duvoisin ! Bon ensuite le rituel commence, il plonge des bouquets
de branchage dans une cuvette puis nous les transmet. Il nous dit que
c'est la carte pour le paradis. En fait le rituel est de s'auto-flageoler
avec les branchages sur tout le corps. C'est vraiment le bouquet final.
Eh bien non la suite est plus épique. Après 20 minutes on
sort enfin dans le vestibule pour une première coupure. Enfin.
Il nous sert la même boisson aux champignons pour ne pas se désaltérer.
La soif l'emporte ! Et maintenant le moment crucial arrive. Nous pensions
devoir sortir à poils, mais non pas du tout. Avec une phrase philosophique,
dont il a le secret, il nous présente le " Relaxator ".
Une invention de lui, pour ne guérir et jamais être malade.
Description, il y a deux plots en bois de 40 cm de haut posés parallèlement
à 30 cm l'un de l'autre, tout ceci perpendiculairement à
la parois. Plus précisément à côté du
cadre de la porte. Jusque là, tout va bien. Ensuite en s'aidant
des deux plots, il entame une pièce droite. Que le spectacle commence.
Nous voyons sa bistouquette ramollie à l'hauteur de nos yeux, et
son cul touchant pratiquement la multiprise électrique qui fixée
à la hauteur du cadre de porte. Il reste bien deux minutes dans
cette position, tout en nous faisant part du bienfait du " Relaxator
". Quel désastre ! Bien entendu il nous demande de tester.
Cette fois s'en est trop pour Dimitri et Hervé, je le ferai tout
seul. Mais rassurez-vous pas deux minutes. Après cette expérience
nous retournons dans le bania. Moi je ne tiens pas longtemps. Je fais
de brèves sorties dans le vestibule. A chaque fois il en remet
une couche. Plus tard, Dimitri remarque une douche accrochée à
l'intérieur du bania. Il demande pour se laver. Mais le vieux,
prépare des bidets en émail avec de l'eau tiède,
pour qu'il puisse se laver. Il faut croire que la douche sert à
autre chose ! Entre temps Hervé craque, de rage, il décide
de sortir. Le vieux court dehors à poils, à sa recherche,
pour voir s'il à bien mis tous ses vêtements et son bonnet.
Enfin bon quoi, il faisait tellement chaud que Hervé n'as pas mis
son bonnet tout de suite. Mais en fumant sa cigarette, il a remarqué
que ses cheveux commençaient à givrer. De suite il l'a mis.
Pendant cet épisode, Dimitri s'était mis debout dans la
cuvette en email et avec un savon il commençait à se laver.
Stupeur et gueulée du vieux. C'est pas ainsi qu'il faut faire !
Trop tard Dimitri après s'être lavé à sa manière,
est sortis rejoindre Hervé. Il ne restait plus que moi et le vieux
dans le bania. Après quelques discussions, il me demande qu'est-ce
que l'on venait faire ici. Je ne savait pas s'il étais fâché.
Je lui est répondu que nous venions ici pour voir le plus grand
lac du monde et pour voir des vastes paysages, car chez nous en Suisse
tu ne fais pas 10 Km sans traverser un village. Il a bien apprécié
ma réponse. Ouf. Ensuite, on a parlé d'armée, que
j'étais cycliste à l'armée. Il étais surpris
que cela existe. J'entendais Hervé et Dimitri qui parlais à
l'extérieur. Il croyait que j'étais devenu un des leurs
! Par la suite le vieux m'a fait une démonstration de comment se
laver avec la cuvette. Tu t'accroupis et tu te laves avec un reste de
filet de pêche que tu imbibes de savon. Tu frottes bien partout
et ensuite tu te balances la cuvette dessus pour te rincer. Vachement
pratique, tu es en constante recherche d'équilibre et à
la fin t'en fout partout ! Ensuite on sort dans le vestibule et on attend
de se rafraîchir un peu. Ceci pour mieux enfiler les habits, sinon
ça colle de transpiration. Ouf le passage du bania est terminé.
Retour toute l'équipe au chalet. Il est seulement 20 heures, et
ils nous conseillent d'aller se coucher. C'est tôt réplique
Hervé, mais de toute façon on ne sait pas quoi faire d'autre.
Se balader dans se village, on ne trouvera pas de café ou aller
boire une bière salvatrice. Alors dodo. De toute façon on
en a besoin, on est à bout de nerf. Les Maximov ont déployé
tout les lits qu'il possèdent dans se petit chalet. On a dormis
tous pratiquement ensemble dans trois pièces contiguës.
Enfin
la civilisation
Mercredi 25 décembre 2002
Debout à 7 heures, déjeuner ragoûtant. Une sorte de
semoule chaude sans goût. Heureusement il y a une sorte de confiture
que l'on rajoute pour donner du goût. Et du thé. Le vieux
nous propose de rester une nuit de plus pour refaire une marche. Hervé
n'est pas du tout d'accord. Dimitri et moi cela ne nous dérangent
pas. Mais Peter estime que nous n'arriverions pas à faire le reste
de l'expédition par rapport à notre départ en train
prévu le lendemain. Hervé est satisfait. Le vieux se ramène
est nous ordonne de nous dépêcher car le bateau qui nous
ramène à Liskvarna (ou se trouve la voiture de Peter) va
partir. A peine fini de déjeuner, on fini de s'habiller en vitesse
et départ pour prendre le bateau. En fait il n'y avait pas de quoi
se dépêcher car on est partis 30 minutes plus tard. Le bateau,
c'est l'unique moyen de se rendre rapidement à Liskvarna ou se
trouve la route pour retourner à Irkutsk. C'est un petit bateau
de pêche, fonctionnant au diesel. Il est rouillé de partout.
Il transport un peu de tout, et surtout les personnes du village qui veulent
rallier la civilisation. Au port on est tout content de voir un chien.
On se dit qu'au moins les chiens sont civilisés dans tout les pays
du monde. Départ du bateau, c'est le premier jour qu'il y a de
la glace qui se forme sur le lac. Et nous dit-on que c'est la dernière
course que le bateau effectue car dans les jours qui vont suivre le lac
sera trop gelé. Arrivé à Liskvarna, Peter notre guide
nous propose de se balader sur le petit port pour acheter des souvenirs,
car lui doit aller récupérer sa voiture au parking et la
starter. Plus intéressé par un bistrot que nous avions repérer,
nous nous donnons rendez-vous ici. Enfin nous revoyons la civilisation.
C'est vraiment sympa. On prend des cafés, des bières, le
bonheur. En revenant des toilettes, Dimitri nous fait constater que son
urine est orange fluo ! De ce pas nous allons vérifier la notre.
Effectivement c'est orange, c'est dû à la super boisson des
Maximov. On en rigole. Tout à coup retour à l'armée,
l'ours Peter débarque dans le bistrot pour venir nous chercher.
Sa voiture est prête. Oh du calme ! On finit nos boissons et départ
pour la suite de l'aventure. Nous allons visiter le musée biologique
du Lac Baïkal. Très intéressant, on y apprend que c'est
le plus grand et gros lac d'eau douce du monde. Jusqu'à 1600 m
de profondeur, 600km de long et 80 Km de large. Il y a des espèces
de faune et de flore qui ne vivent que dans ce biotope. Il y a des animaux
empaillés et également conservés dans du formole,
très appétissant. Ce lac est un paradis pour les biologistes
de toute la planète. On apprend également qu'en période
de glace, on roule en voiture. La couche de glace fait généralement
40 à 60 cm et que certaines années elle peut atteindre 1
m. Quand c'est le cas on y construit même un tronçon de chemin
de fer pour le transsibérien. Peter nous laisse terminer la visite,
car il doit aller restarter sa voiture. On le rejoint en pleine action,
on remarque que monsieur a recouvert son moteur avec une veste de ski.
Pas étonnant que l'on ce les gèle dans la voiture, cela
obstrue l'arrivée d'air chaud dans l'habitacle. Ensuite nous allons
visiter une petite église orthodoxe. Puis Peter veut nous montrer
des phoques en captivité, mais l'endroit est fermé, le propriétaire
est absent. Tant pis, on poursuit notre retour à Irkutsk. Sur le
chemin nous nous arrêtons dans un musée en pleine air, style
Ballenberg en Suisse. Nous visitons des maisons anciennes typiques de
Russie. Ensuite nous rentrons à Irkutsk. On s'arrête en chemin
car il y a surchauffe du moteur. Mais nous on ce les gèle ! Arrivé
à Irkutsk 16 heures chez la mère de Peter. Nous prenons
enfin une douche depuis deux jours. On dîne à 16h30, avec
une soupe de poisson venu directement du lac Baïkal. Pour une fois
c'est pas mauvais. Puis Peter nous suggère d'aller nous balader
sur le fleuve à côté de chez eux, car il est gelé.
Cette fois il ne vient pas avec nous, il faut dire que c'était
à 50m. Il fait déjà nuit. En fait, en cinq minutes,
on a fait le tour. Marché sur la glace, éviter les voitures
qui roulent à fond et voir un bateau pris dans la glace. On décide
alors ne pas rentrer tout de suite, pour une fois que nous sommes enfin
que tout les trois. On se trouve un café, et nous buvons des bières,
bien méritées. Heureusement que nous avons fait cela, car
en revenant le souper est déjà prêt. Sinon on aurait
dîné et souper en l'espace de 5 minutes ! Faut pas exagérer.
Le souper est délicieux. Il faut dire que c'est chez un autre membre
de la famille. Certainement la sur de Peter. Ensuite Hervé
retourne dormir chez la mère de Peter dans un autre immeuble et
avec Dimitri nous dormons chez la sur. C'est peut être pas
la sur, mais il y a tellement de va et vient dans cette famille
que mous savons pas qui sont toutes ces personnes.
La 1ère
en Transsib
Jeudi 26 décembre 2002
Déjeuner chez la mère de Peter, nous offrons quelques plaques
de chocolat suisse et il nous montre quelques photos prise avec Nicolas
Hulot. Puis départ pour la gare d'Irkutsk. Peter nous montre ou
déposer nos bagages, car notre train part dans l'après-midi.
Il nous donne quelques conseils au sujet des horaires et consignes à
respecter pour prendre le train. Ensuite il nous emmène dans un
musée. C'est un musée sur la région d'Irkutsk. Et
c'est là que nous nous séparons. Enfin ! Finis la discipline
militaire. Un petit tour dans le musée, puis sur le chemin du retour
à la gare on s'arrête dans un café. Plus exactement
au café Monnet. Il nous accepte même avec nos équipements
de ski. C'est un pure bonheur, il y a de ravissantes serveuses et superbes
pâtisseries. Les cafés sont délicieux. Le paradis.
Une heure après on retourne à la gare, et nous patientons.
Nous allons boire un thé dans un petit bar proche de la gare. Nous
nous faisons foutre dehors par un vigile. Car nous étions en train
de bouquinner nos guides touristiques et cela ne lui convenait pas. Il
nous a fait comprendre que ce n'était pas une bibliothèque.
Bon on va dans le hall de la gare. La gare est très jolie d'extérieur.
A l'intérieur c'est la zone. Sur le tableau d'affichage notre train
a enfin son numéro de quai. Donc nous décidons d'aller récupérer
nos affaires. A la consigne nous remarquons que les filles de devant parlent
le français. Ensuite départ sur le quai numéro trois.
Il y a effectivement un train mais nous sommes perdu. Le train ne paraît
pas être le bon. Nous posons la question sans trop de succès.
Heureusement que les françaises que nous avions croisés
précédemment sont venu nous chercher. Car nous sommes aller
sur le quai 3, mais en fait il s'agit de la voie 3. A ne pas confondre.
Elles prennent le même train. Elles nous expliquent aussi comment
distinguer notre wagon. Merci à elles, car elles nous ont bien
aidé. Après avoir montré nos billets et passeports
à la chef de wagon nous pouvons enfin rejoindre notre compartiment.
Nous partageons notre compartiment avec une dame. Elle sera très
calme pendant le trajet. Nous nous mettons à l'aise, jeans, pantoufles.
Le compartiment est très bien. Il y a des amuse-bouches. La chef
de wagon vérifie encore une fois nos billets, puis nous vend les
draps et couettes pour la nuit. Un peu plus tard nous traversons le train
pour aller manger une morse au wagon restaurant. Il n'y a pas beaucoup
de choix. Mais ce qu'il y a est bon. On se boit quelques bières.
Les seuls personnes se permettant d'aller au wagon restaurant sont les
étrangers. Il y a toute une équipe d'américains.
Il font beaucoup de bruit. Il ne sont pas très respectueux. On
comprend mieux pourquoi on ne les aiment pas ! Ensuite dodo.
Trou du
cul du monde
Vendredi 27 décembre 2002
Dans la matinée nous arrivons enfin en gare de Krasnoyarsk. On
sort des quais par la passerelle, on prend quelques photos de la gare.
On doit être les seuls touristes à sortir à cet arrêt.
Le coup d'il que nous avons depuis cette passerelle nous fait baptiser
cette ville le " trou du cul du monde " ! Nous prenons un taxi
pour aller à l'hôtel. Les prix des taxis sont nettement moins
cher qu'à Moscou. Pratiquement 10 fois moins cher. Arrivé
à l'hôtel nous passons par la traditionnelle inscription
à la réception. De plus la réceptionniste nous transmet
les billets de train Krasnoyarsk-Omsk que l'agence n'avais pas eu le temps
de nous donner avant. Ensuite, une bonne douche dans les chambres. Hervé
fait une lessive et pour sécher ses habits, il les pend à
la tringle de douche. Mais 5 minutes plus tard surpris par un bruit fracassant
on s'aperçois que celle-ci est tombée par le poids. De mon
côté, en ouvrant l'armoire, je démonte la porte. Il
faut dire que tout cela était mal fixé. Bon, en vrai Mac
Giver nous réparons tout cela, ainsi que la fixation du pommeau
de douche. Mise à part cela cet hôtel est vraiment super.
Après nous être remis d'aplomb, nous décidons d'aller
dîner en ville. Départ à pied, à la fraîche.
Mais nous avons de la peine à trouver, pour finir Dimitri demande
à une dame dans la rue et nous trouvons enfin un café ou
ils veulent bien nous servir. Nous remarquons que cette fois ci, nous
sommes livrés à nous même. Personne parle l'anglais,
exclusivement le russe. Et nous n'avons plus aucun repère et plus
de guide ou d'amie pour nous aider. La lecture des cartes de menus est
périlleuse. On trouve quelques mots dans les différents
dictionnaires, mais cela ne traduit pas entièrement la composition
des plats. Enfin cette fois on s'en sort bien. Brochettes et poisson avec
pomme de terre. Très bon. Plus tard nous retournons à l'hôtel
et nous nous renseignons à la réception pour un restaurant
pour le soir, car nous ne voulions pas refaire le tour de la ville pour
en retrouver un. Mais le soir et même avec les conseils de la réceptionniste
nous avons de la peine à trouver. Car les adresses fournies, sont
des restaurant assez cher. Et lorsque l'on y pénètre, il
y a soit plus de place, soit nous sommes refusés. Après
une demi heure de recherche nous trouvons un petit café bistrot
dans une rue. Il y a que des jeunes. Les prix sont correctes. Pour le
dessert, Hervé et moi, nous prenons ce que la serveuse nous conseille.
Mais on n'aurai pas dû. En fait, dans une coupe à glace,
on nous sert un bol de noisettes et cacahuètes un peu caramélisées,
avec des amandes moulues. Trois cuillerées c'est bon, mais alors
tout un bol ça cale pour toute une journée ! Puis nous retournons
à l'hôtel car on nous a dit qu'il y a fête. Nous aurions
préféré aller dans un pub ou bar mais on n'a rien
trouvé. Alors on boit des bières à la buvette de
l'hôtel. C'étais une fête en musique. Nous sommes rester
à la buvette, puis la fête et la buvette étant fermées,
nous partons nous coucher.
La grosse
bouffe
Samedi 28 décembre 2002
Comme nous sommes pour 5 jours dans cette ville, nous nous disons qu'il
faut trouver quelques choses à faire. En regardant dans nos guides,
on c'aperçois qu'il y a plein de chose à faire. Et en plus
il suffit d'aller à la réception de notre hôtel pour
cela. Ce que nous faisons directement. Mais bon nos envies s'estompent
vite, car la réceptionniste nous fait remarquer que le week-end
les excursions n'ont pas lieu et que en plus lundi et mardi ce sera férié,
car les russes font le pont de nouvel an. Chouette. Un peu déçu.
On c'est concerter, puis la réceptionniste nous aimablement indiquer
ce que nous pouvions faire quand même. En faisant les excursions
nous-même. Alors de ce pas nous allons au zoo de Krasnoyarsk qui
se trouve à plus de 10 Km de l'hôtel. Pour ce faire nous
prenons un bus. Pas cher 5 roubles la course. Les bus sont de toute les
couleurs, et sont relativement pourris, mais il fait bon chaud à
l'intérieur et il y a de la musique. D'ailleurs il ont une technique
pour payer la course. Tu rentres rapidement dans le bus, puis une station
avant de descendre tu payes. Comme cela les portes du bus ne restent pas
longtemps ouvertes et il n'y a pas besoin de distributeur de billets à
l'extérieur. Arrivé au zoo on se balade. Il n'y a pas grand
chose, étant donné qu'il y a de la neige partout. Les seuls
animaux qui s'aventurer dehors ne sont pas très vigoureux. En plus
il fait tellement froid que les grillages sont givrés, ce qui nuit
à la visibilité dans les cages. Il y a même un père
avec ses deux gosses sont à deux doigts de faire sortir l'ours
de sa cage, en voulant nous montrer comme il est réceptif. Mais
heureusement une gardienne vient remettre de l'ordre. Nous restons tout
de même assez longtemps, à en avoir froid au pied. Nous nous
réchauffons un peu dans une maisonnette, ou se trouve deux trois
oiseaux exotiques et l'attraction du parc, un crocodile. Enorme crocodile
de 1 m de long, un gros lézard quoi ! Bon ensuite nous avons faim
et mare de marcher, donc nous décidons de revenir un bout à
pied le long de la route. Après 1 Km nous trouvons un resto, mais
sans succès, ils préparent un repas familiale. Alors on
continue, puis nous trouvons un super resto, avec de charmantes serveuses.
Le restaurant est particulier, il y a une partie comme une cantine de
ski et un resto normal. Tu peux même manger dans des chambres, original.
La carte comprend une page recto-verso de menu. Mais bon on comprend rien
du contenu. Les serveuses nous disent de commander au bar. Dimitri va
effectivement au bar. Il se renseigne sur les différents plats,
puis commande quelques boissons et essaye de commander un plat. C'est
super bon, des toritas mexicaines avec galette, sauce piquante, concombre,
choux, poivrons, piments, salades, etc. Après cela nous sommes
repu. Mais voilà qu' à notre grande surprise la serveuse
nous apporte un énorme plat de 1 m de diamètre avec des
cuisse de poulets, des côtelettes de viande, des pommes de terre,
des poivrons farcis, et un ananas entier. La méga bouffe. C'est
la tuile, en effet quand Dimitri est allé se renseigner sur les
différents plats, la serveuse a en fait tout commandé. Hahahaha
! Alors on ce force à tout manger, mais on est au bord de l'explosion.
On n'en peut plus. On a pratiquement tout manger, il ne reste plus que
quelques pommes de terre. Ensuite on croit que cela va nous coûter
un saladier. Mais non, même pas. Enfin à 18 heures on décide
de rentrer les 10 Km que nous avions fait en bus, à pieds, pour
digérer. C'est long et froid, mais on digère bien. Une fois
arrivé à l'hôtel, on boit au bar et on rigole bien
de cette aventure.
Culture
obligée
Dimanche 29 décembre 2002
Comme la réceptionniste nous fait remarquer que les musées
sont fermés le lundi, nous allons faire la tournée de ceux-ci.
Le premier est super bien. C'est sur la région de Krasnoyarsk,
histoire, géographique, civilisation, etc. On a faillit rester
enfermé dans celui-ci. En fait pour des raison de travaux il ferme
plus tôt que prévu. Bon on finit par se retrouver à
l'extérieur. Ensuite en cherchant on trouve un second musée.
Mais il est quand même fermé. Mais le garde nous dit que
on a quand même 30 minutes pour le visiter avec un guide. Mais bon
tout est éteint. Alors on rebrousse chemin. Le troisième
musée est sur un bateau amarrer au bord du fleuve. Il paraît
désert, mais les propriétaires sortent et ils nous font
visiter ce bateau musée qui est à moitié en rénovation.
En plus il n'y a pas de chauffage. La guide est toute fière de
nous montrer une boîte à musique suisse. On met un petit
mot dans le livre d'or. Puis nous arrétons de visiter les musées.
On en a assez vu. En plus c'est la fin de la journée. Alors nous
allons en boire une dans un café. Puis retour à l'hôtel.
Le soir nous mangeons dans un restaurant super sympa. La serveuse est
très jolie. Les plats sont délicieux.
Vue sur
la pollution
Lundi 30 décembre 2002
Aujourd'hui il n'y a pas grand chose à faire. Nous décidons
d'aller à pied jusqu'à une chapelle qui surplombe la ville.
La marche ça nous connaît. Arrivé au sommet il fait
beau est nous sommes loin des bruits de la ville. Il y a une vue imprenable
sur toute la ville. Mais bon il y a tellement de pollution que c'est le
smog urbain. D'ailleurs même la neige est tachetées de gris
autour de la chapelle. Nous visitons celle-ci. C'est rapide elle fait
trois mètres sur trois ! Ensuite nous redescendons au bar de l'hôtel.
Nous rencontrons Ochsana, une russe qui est là toute seule à
une table. Dimitri engage la conversation pour lui demander oû est-ce
que nous pourrions sortir ce soir pour aller en discothèque ou
au billard. Mais bon ces explications étais très vague.
Et pour finir elle ne lâchait plus Dimitri. Mais elle est bizarre.
Elle bave un peu, elle est pas toute à elle. Je pense même
qu'elle est tombée amoureuse de Dimitri. On est resté jusqu'à
celle qu'elle parte. Mais elle est revenue en pleure, à cause de
Dimitri. Mais on réussi pour finir par s'en débarrasser.
Puis nous allons au billard. On joue et boit bien. Le gérant nous
fait visiter même sa salle de billard pour les stars. C'est vraiment
top classe. Ensuite nous rentrons nous coucher.
La Nouvelle
année
Mardi 31 décembre 2002
Aujourd'hui Hervé se lève avant nous car il va chercher
Julia à la gare, car elle nous rejoint. Ou plutôt, faire
5000 km pour rejoindre son prince charmant, ça c'est de l'amour.
Une fois arrivé nous installons les chambres. Je quitte Hervé
pour rejoindre Dimitri dans sa chambre. Julia réserve une table
pour ce soir, car c'est nouvel an. Ensuite nous décidons de déjeuner
puis nous allons en bus et à pied pour voir les pistes de ski de
Krasnoyarsk qui se trouvent à 10 Km. Cela vaut le détour.
Il y a un télésiège à une personne. Avec Dimitri
on décide de monter. Ce télésiège est rudimentaire.
T'es assis sur un siège style chaise de jardin et tu as une banale
barre de sécurité qui ne ferme pas entièrement. C'est
impressionnant. Mais il va tellement lentement que l'on a bien le temps
de se les geler ! On aperçoit tout de même une dizaine de
skieurs et deux snowboardeurs. Arrivé au sommet on marche un peu
pour se réchauffer et prendre quelques photos. Le relief des montagnes
fait penser au Jura. Nous redescendons rejoindre Hervé et Julia.
Puis nous rentrons au centre ville. On va manger un petit truc. Dans tout
les cafés et restaurants ils préparent la fête. Nous
allons acheter du champagne Soviétiques et de la vodka. Ensuite
retour au bar de l'hôtel pour se réchauffer. Puis nous allons
faire un bowling à l'autre bout de la ville et départ au
repas de nouvel an. C'est super bon, tout le monde et content. La tradition
en Russie est qu'ils fêtent cela en famille. Et qu'après
minuit ils sortent dans la rue pour souhaiter la nouvel année autour
d'une bouteille de champagne. C'est ce que nous faisons. En plus devant
l'hôtel il y a la place principale de la ville et il y a des sculptures
de glace. C'est magnifique. Il y a même des manèges. Mais
on se demande comment ils font pour y aller car il fait très froid.
A cause du froid nous décidons d'aller trinquer à l'hôtel.
Champagne, vodka, pommes, mandarines et bananes. On s'éclate. Puis
à cause de la fatigue nous allons nous coucher.
Ils sont
tous décédés
Mercredi 1 janvier 2003
Eh oui, aujourd'hui, je suis malade. Je n'arrête pas de vomir. Cela
doit être le souper de hier soir qui n'a pas passé. On se
lève péniblement vers midi. Départ pour trouver un
resto pour manger. Mais voilà c'est le premier jour de l'an et
la ville est desserte et morte. On trouve tout de même un resto
ouvert. Une fois la carte des menus lue, c'est excellent chacun prend
quelques choses de complètement différent. Julia une soupe,
Hervé un plat et Dimitri une forêt noire. Pour m'a part je
prend un coca-cola et un thé. Car je revomis, dans les toilettes
du resto. Puis dans l'après-midi nous retournons à l'hôtel
pour faire nos bagages et nous nous dirigeons vers la gare ou le train
nous attend. Julia prend son billet de train. Mes colles, je vais acheter
des cigarettes dans un petit kiosk du hall de gare. Heureusement que j'avais
mon porte monnaie dans la main pour payer, car j'ai sentis une main passer
dans ma poche de pantalon. Celle bien sûr ou je mets généralement
mon porte-monnaie. Enfin une fois les commodités passées
nous prenons possession de notre compartiment . Julia marchande avec la
personne qui occupait notre compartiment et la chef de wagon pour qu'elle
puisse nous rejoindre. Cela marche mais bien sur contre de l'argent. Nous
voici donc installés. Nous remarquons que ce compartiment est nettement
moins bien que celui du trajet précédent. En fait il s'avère
que le train complet est nettement moins bien. Il y a de la neige qui
pénètre dans les sas d'entrée des wagons. Les gens
sont pratiquement tous ronds. Nous décidons d'aller manger au compartiment
resto. Pour ce faire il nous faut traverser pratiquement tout le train.
Nous traversons des wagons de classe inférieure ou les personnes
sont entassées pour dormir et manger. Arrivé au compartiment
resto, c'est la cata. Le cuistot est rond, il boit avec des collègues
et le wagon est sale. Il nous propose de venir boire un verre, mais nous
rebroussons chemin. Voilà en plus nous n'avions rien acheté
à manger, en pensant manger dans le wagon resto. C'est la galère,
on boit du thé et on sort nos plaques de chocolat, tous se qui
peut se manger. Pour finir on fait que de boire du thé. Puis dodo,
non pas beaucoup car dans les wagons ils ont mis le chauffage à
coin. Il fait minimum 30° et pas d'air. Avec Dimitri on dort sur les
couchettes du haut c'est encore pire. Nous sommes en slip et sans couverture,
mais on n'arrivent pas à dormir.
Omsk et
les parents
Jeudi 2 janvier 2003
Le jour se lève, nous aussi. Tels des affamés nous réessayons
de retourner au wagon resto, mais voilà que la poignée de
la porte est cassée, donc bloquée. En retournant à
notre compartiment un homme nous arrête, nous demande ce que nous
faisons. Il dit qu'il est chef du train. Il a pas mal bu. On dit que nous
retournons à notre compartiment, il nous suit. Et commence une
discussion avec Julia et Hervé. Il s'appelle Alexander. Avec Dimitri
nous nous tenons à l'écart dans le couloir. Puis il nous
propose de retourner au wagon resto car il a le passe. C'est louche, mais
bon nous acceptons. Dimitri pas d'accord de le suivre reste dans notre
compartiment. En cours de route on se fait contrôler les passeports
par un type pas commode. Mais il est notre sauveur, car il arête
Alexander pour lui dire d'arrêter d'embêter les gens car il
a bu. Cette fois c'est bon le resto est ouvert. Et nous pouvons manger
quelques chose de chaud. Il n'y a pas de choix, mais c'est correcte. Nous
gardons une part de biscuit pour Dimitri, qui le pauvre n'a pas encore
manger. L'après-midi se déroule. On discute, on rigole.
Puis nous arrivons en gare de Omsk. Les parents de Julia nous attendent.
On se dit bonjour en vitesse sur la quai, car il fait froid. En descendant
les escaliers pour aller au passage sous terrain, je tombe et manque d'un
cheveux de donner un énorme coup de pied dans le dos de la mère
de Julia. Je me relève car il faut suivre, il marchent à
fond les manettes. Départ de notre côté en taxi pour
l'hôtel et les parents rentrent chez eux. A la réception
de l'hôtel nous remplissons nous même les fiches de passeport,
du jamais vu. Puis Julia rentre chez ses parents pour venir nous chercher
plus tard. Possession de nos chambres. Il fait de nouveau 30°. Hervé
tous seul dans sa chambre déprime un peu, il se dit qu'il ne vas
pas dormir tous seul dans sa chambre sans Julia. C'est beau l'amour, mais
c'est dur parfois ! Une fois que Julia est de retour nous allons en fait
manger chez ses parents. Hervé prend ses affaires, il dormira dans
un appartement qui appartient à la famille de Julia. Arrivé
chez les parents, on se fait recevoir comme des princes. Charmant appartement.
Il y a un chien et un chat. Nous leur offrons des bouteilles de vins.
Et il nous prépare un festin. Cela tombe bien car nous n'avions
pas beaucoup manger dans le train. Mais quand même il y a trop,
c'est gargantuesque. L'ambiance est excellente. Julia traduit. Le père
parle en anglais. On parle en russe, en anglais, en français. C'est
top. Ils sont vraiment géniaux. Le père nous invite à
la rejoindre vendredi au bania. Car il est médecin. Il a appris
plusieurs types de médecine. Il a pendant 5 ans été
en Allemagne pour être médecin dans un bania à l'armée.
Il nous propose également que le lendemain nous devrions aller
au cirque d'Omsk. Et il nous suggère que quand nous serons à
Moscou que ce serai dommage de ne pas aller une fois a l'opéra
Bolshoï, le plus beau de Russie. Non je vous rassure ce n'est pas
l'opéra ou il y a eu l'attentat des tchétchènes.
La soirée passe, puis nous partons à l'appart ou logerons
Hervé et Julia. Nous buvons une bouteille de champagne, entamons
une bouteille de vodka et regardons une cassette vidéo, d'un film
typique russe. Une histoire abracadabrante où un mari se trompe
de ville la veille de son mariage. Et n'y voit que du feu car dans toute
les villes de Russie il y les mêmes noms de rue, que les appartements
sont identiques. Nous arrêtons avant la fin du film car nous n'en
pouvons plus. Avec Dimitri nous rentrons à l'hôtel. Elle
nous propose de venir déjeuner le lendemain chez eux, mais on préfère
déjeuner à l'hôtel. Pour une fois on les laisse tranquilles
un moment, et nous aussi. Avec le taxi on passe à deux dois d'un
chasse neige. On est tendus, en plus le chauffeur nous demande le double
du prix fixé avec Julia. Il a bien vu que nous sommes touristes,
mais on est crevé et on baisse un peu le prix. Arrivé devant
l'hôtel la porte d'entrée est fermée. Super on va
dormir dehors. Nous apercevons la réceptionniste à travers
les grandes bayes vitrées. Alors nous tapons contre les vitres,
mais sans succès. Il y a un double vitrage énorme. Pour
finir nous tapons directement contre l'énorme porte d'entrée.
Et la nous sommes sauvé, un vigile nous ouvre et nous montrons
patte blanche. Dans la chambre il fait tellement chaud que l'on pense
dormir avec la porte ouverte, mais c'est risqué. Alors Dimitri
arrache le joint autour d'une fenêtre pour l'ouvrir. Pas mal. Enfin
dodo.
Bania,
file et cirque
Vendredi 3 janvier 2003
Debout de bonheur pour une fois, Dimitri et moi descendons au petit déjeuner
de l'hôtel. On nous avait dit que cela se trouve au deuxième.
On trouve une porte ou est écris café, mais elle est fermée.
On descend à la réception. Elle ameute un vigile pour aller
vérifier. Mais celui-ci nous affirme que c'est ouvert. On retente
l'opération mais sans succès. Retour à la réception.
Cela commence à chauffer et en plus on est à la bourre pour
être à l'heure au rendez-vous que Julia et Hervé nous
ont fixé. Pour finir le vigile nous amène cette fois avec
lui. Effectivement on c'étais trompé, car nous allions chaque
fois au café réservé au personnel, qui n'est pas
le même que pour les hôtes. Nous sommes les seuls dans cet
énorme resto. Et cette fois il n'y a pas de buffet. C'est assieds
toi et mange ce que l'on t'apporte ! Une fois terminé départ
en taxi au rendez-vous. Puis avec Hervé et Julia nous rejoignons
son père au bania. On c'est quand même trompé de route,
mais grâce au téléphone mobile on le retrouve. Et
là c'est génial, top classe. En fait il y un petit vestiaire,
puis un salon, une chambre de relaxation, un bania et un bassin d'eau
froide. Alors tu vas au bania 10 minutes, tu sors prendre un bain froid
ou une douche et après tu bois un verre au salon. Et ceci autant
de fois que tu veux. Si tu n'as plus à boire tu appelles le restaurant
et une serveuse t'amène sur un plateau les boissons. Le père
avait louer le bania pour trois heures. Et dans ce centre il y a plusieurs
bania du même type. Son père ensuite nous propose ses soins.
Alors cette fois c'est pas comme à Bolchie Koty, c'est lui qui
nous masse avec les branches de bouleau préalablement humidifiées
dans l'eau chaude. Il nous fait coucher une fois sur le dos et une fois
sur le ventre. Et avec les branches il nous fouette doucement. Un régale.
Il répète l'opération plusieurs fois et ceci pour
chacun de nous. Bien sur avec chaque fois une pause au salon pour boire
et fumer. Il nous explique que c'est un massage et en même temps
comme une sorte de peeling. Pour la dernière fois quand Julia n'est
pas présente dans le bania il nous masse même les fesses
! Nous le remercions puis nous retournons à pied au centre ville.
Nous décidons ensuite d'aller chercher des billets au cirque pour
la représentation du soir. En fait le cirque est fabriqué
en béton et il y en un dans chaque ville. Ce n'est pas une tente.
Et les troupes se déplacent ainsi de crique en cirque. Mais voilà
que nous nous apercevons qu'il y a déjà une file d'attente.
En effet nous allons attendre 2 heures pour avoir enfin nos billets. Quelle
galère, il n'y a que un guichet d'ouvert. Ensuite nous achetons
quelques chose à manger et retournons à l'appart de Julia
qui se trouve à deux pas du cirque. La séance va commencer
alors nous retournons dans le cirque cette fois. Que le spectacle commence.
C'étais bien mais il y aquelques loupés. Il y a beaucoup
de monde. Les places sont numérotées. Et ensuite nous retournons
à l'appart pour regarder la fin de la cassette vidéo. Puis
Dimitri et moi, nous retournons à l'hôtel.
Départ
des 40 heures
Samedi 4 janvier 2003
Aujourd'hui nous allons déjeuner chez Julia, car le déjeuner
de la veille nous avait pas laissé un bon souvenir. Julia nous
fait goûter des tartines de caviar orange. Hervé en avait
déjà manger une hier, il n'en prend pas. J'ai vite compris
pourquoi. Tu as l'impression de manger une barre de sel ! Heureusement
qu'il y a des pommes et de l'eau sur la table pour faire passer le goût
salé. Mais Julia remets cela et prépare encore quelques
tartines. Gasp ! Ensuite nous décidons de partir en ville pour
poster les cartes postales, Dimitri aimerai trouver un livre sur la Russie
en français russe, Julia doit aller faire développer ses
photos. Tout un programme. Cela commence tranquille et facilement, en
tout cas pour faire développer les photos. Mais dans les librairies
il y a que des livres en russe. Dimitri renonce, il achètera un
livre à Moscou. Pour la poste c'est plus dur, la première
n'as pas de timbres pour l'étranger. La deuxième, la poste
centrale c'est enfin bon. Mais il faut mettre les cartes dans des enveloppes.
Alors on réécrit toute les adresses une deuxième
fois. Mais le temps commence à manquer, le train part dans pas
longtemps. On fait vite des courses pour ne pas manquer de nourriture
dans le train. Car on se rappelle encore du dernier trajet ! Tout le monde
reprend ses affaires, et départ à la gare. On embarque,
les parents de Julia sont là pour nous dire au revoir. En plus
connaissant notre dernier périple en train, sa mère nous
a acheté de quoi manger, des poulets et des nouilles. Cette fois
je crois que l'on va pas mourir de faim. Notre wagon est superbe, il est
moderne et confortable. On s'installe dans le compartiment. Il faut se
mettre à l'aise, car on en à pour 40 heures. On discute,
on joue au carte. Pour une fois il y a une personne qui passe avec un
chariot de boisson. Départ pour 8 bières, en plus il nous
restait deux bouteilles de vodka entamées. C'est l'apéro,
puis on commence à se goinfrer de poulet rôti, de nouilles
chinoises. Un vrai gueuleton. Puis on se remet deux trois bières.
Puis on discute de tout et de rien, ça rigole. Il y a même
un gosse du compartiment d'à côté qui vient, il est
très intéressé. On lui offre du chocolat. Il en met
partout. Puis c'est une autre petite fille qui vient, et pour finir tout
les enfants du wagons sont très intéressés. Nous
faisons garderie. Puis ensuite nous allons nous coucher. Dans ce train
il n'y a pas de barrière pour les couchettes du haut, alors Dimitri
s'organise une sorte de ceinture de sécurité. De mon côté
je la joue à la fraîche. Mais deux trois fois j'ai bien cru
que j'allais tomber.
Transsib
c'est la fête
Dimanche 5 janvier 2003
Et c'est repartis pour une journée, mais cette fois entièrement
en train. On tue la journée en se promenant dans le train, en jouant
aux cartes, en discutant. Tout cela avec du thé, des bières
fraîches et de la vodka. Il se fait que pour finir notre tablette
est remplie de canettes. Et nous sommes tous un peu pompette. C'est la
rigolade assurée. Le soir on va manger au wagon restaurant. Et
la serveuse nous fait la total " télé-achat "
elle nous propose plein d'articles à acheter. On se demande quand
est-ce qu'elle va nous vendre un scooter ! C'est une bonne vendeuse et
c'est une bonne tout court pour Dimitri, tomber sous son charme. Nous
ne sommes pas tous du même avis, mais on s'en fou. Super repas,
après elle revient à la charge, pour nous proposer de la
vodka. Dimitri décide de trinquer avec nous. On avait commandé
un verre chacun, mais en fait elle nous apporte un pichet, se qui fait
bien plus. Mais dans notre élan nous buvons tout. Et là,
c'est la rigolade à outrance. On est tous bien allumé. La
serveuse me propose les services hmm,hmm d'une femme qui se trouvait à
l'autre bout du resto. C'est de la folie. Mais elle est pas belle. Bon
ensuite on retourne tant bien que mal à notre wagon. Tout le monde
dort, et nous on fait un bouquant d'enfer. Je vais me fumer une cigarette
dans le sas au coin fumeur et avec Dimitri on n'arrête pas de rigoler.
On fait la rencontre d'une russe qui entends que l'on parle français.
Il s'avère qu'elle habite à Morges et qu'elle voyage avec
son mari suisse. Que le monde est petit. Tout fou et guilleret on retourne
au compartiment annoncer cela à Julia et Hervé. On arrête
pas de rire. Ensuite je vais en slip au toilette. C'est la fête,
la surveillante me regarde en souriant. Puis enfin nous nous couchons.
Pendant la nuit, une partie des canettes de bière tombent par terre.
Et les autres s'entrechoquent à chaque virage. Quelle nuit.
L'opéra
Bolshoï
Lundi 6 janvier 2003
Réveille un peu pénible, arrivée à 7h00 à
Moscou. On décide de prendre un taxi pour retourner au complexe
hôtelier ou nous étions les premiers jour pour se prendre
des chambres pour une nuit. Car pour une fois nous n'avions pas d'hôtel
réservé. On monte avec un chauffeur de taxi qui doit faire
au moins 150 Kg. Il est énorme, en plus il à une tout petite
Lada. Il touche de tout les côtés. T'as même la marque
de sa tête dans le plafond, et moi qui suis assis derrière
j'ai l'impression de l'avoir sur les genoux ! Arrivé à l'hôtel
Dimitri a faillit perdre sa valise. Douche, brossage de dents, toilette,
le confort et l'espace sont la bien venue. Ensuite départ en ville.
D'abord à l'appart de Svyeta pour que Julia puisse pauser ses affaires.
Svyeta est malade, on ne la verra pas, elle est clouée au lit.
Puis nous allons manger un petit truc dans un super bar à café
que Julia a retrouvé. Après nous allons acheter des billets
pour aller à l'opéra Bolchoï, le soir. Nous allons
également dans une énorme libraire, pour que Dimitri trouve
son bonheur. Mais cela tombe bien, nous pouvons nous réchauffer
car aujourd'hui il fait toujours moins vingt degrés mais cela souffle
tellement que c'est pire. Ensuite nous retournons dans un bar pour nous
réchauffé. Après pour 19h00 nous allons à
l'opéra Bolshoï. C'est énorme et magnifique. La meilleur
c'est que on ce retrouve assis à côté du couple de
Morges que l'on avait rencontré dans le train, la veille. Quel
hasard. La pièce " Turandot " se déroule en trois
actes. Nous qui n'étions jamais aller à l'opéra,
c'est une découverte. Mais pour les russes c'est courant. La première
partie est bien, la deuxième onaà faillit s'endormir, et
la troisième ouai pas mal. Nous resortons de l'opéra il
est 22h00. On a faim et nous cherchons un restaurant. Il faut dire que
la nuit du 6 au 7 c'est le Noël Russe. On trouve un restaurant super
sympa. On paye un billet d'entrée, car c'est jour de fête.
C'est un restaurant disco. Tu manges, tu bois et tu danses. Mais une fois
que tu quitte ta table, elle est de suite réservée pour
d'autres clients. Alors il te reste le bar et la piste de danse. Alors
on fait la fête. Julia et Hervé s'en donnent à cur
joie. Avec Dimitri on fait les piliers de bar. Puis Dimitri me déniche
une femme. Il s'avère qu'elle croyait que je suis son copain d'école
et qu'elle ne m'a pas vu depuis longtemps. Effectivement elle a avoir
35-40 ans. Tous le monde en rigole. C'étais vraiment bien. Ensuite
nous rentrons à l'hôtel et la le taxi se trompe d'entrée,
alors nous faisons deux trois pas. On se fait arrêter par la police.
Tiens, tiens cela nous rappelle des souvenirs, en plus à la même
place. Ils contrôlent nos passeports. Il nous demande de l'argent.
Mais Dimitri n'a plu de roubles et Hervé n'est pas d'accord de
payer. Pour finir avec Dimitri on discute avec un des policiers, très
gentil, pendant que Hervé et Julia parlementent avec les autres
policiers. Pour finir on y laisse 60$ US. Quelle corruption. Et enfin
nous rentrons nous coucher.
Au pub
à Epalinges
Mardi 7 janvier 2003
Eh oui c'est le dernier jour. On est encore sous le charme de ce pays.
On n'a pas envie de rentrer. Pour Hervé et Julia cela doit être
dur. Eux qui voulais juste se rencontrer une fois et c'est en fait un
compte de fée. M'enfin c'est pas perdu Hervé reviens à
Moscou avec Séverine et Laurent à la fin du mois. On part
à l'aéroport, puis nous tuons le temps. Puis c'est l'heure
du départ et des au revoirs avec Julia et la Russie. On se la joue
rapide. Le retour en avion fut long. A Vienne on change d'avion. A cause
du froid, du gèle, du vent tout les vols sont retardés.
Arriver à Genève on a l'impression que c'est l'été.
Pourtant il fait zéro degré. Et cela fait tout bizzare de
ne plus voir de neige en permanence. L'équipe du mardi nous propose
de les rejoindre à Epalinges. Départ pour le pub d' Epalinges
où nous sommes reçu dans joie et la bonne humeur. Mais nous
sommes tout chamboulé. On a de la peine à répondre
à toute l'équipe. Puis nous rentrons chez nous avec la tête
pleine de souvenirs.
Remerciements
Je tiens à remercier tout mes compagnions de voyage:
A Hervé, qui nous a proposé et organisé ce magnifique
voyage en Russie. Qui je l'espère a trouvé la femme de sa
vie, Julia.
A Dimitri, qui est le seul a avoir fait des efforts pour essayer parler
le russe avec la population. Et qui par sa bonne humeur et son calme,
nous a permis de passer de merveilleux moments.
A Julia, qui nous a accueillit, rejoint, supporté, aidé,
aimé, heu! il y a quand même un privilègié.
Aux parents de Julia, qui nous ont accueillis les bras ouverts.
Aux Maximov, qui nous ont rappelé l'armée, mais on remplit
nos têtes pleines de souvenirs
A Svyeta, qui nous a accepté dans son appartement à Moscou,
à qui on a sifflé deux bouteilles de vodka.
Aux russes en général, qui sont un peu froid (c'est le climat)
de premier abord, mais qui sont des gens géniaux.
Merci
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