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18 jours en Russie

Départ et rencontre
Samedi 21 décembre 2002
Départ à 4h30 d'Aigle, la tête dans les choux, car la veille j'avais la fête de fin d'année au travail. Finition de la préparation du sac de voyage puis départ. Arrivée à 5h30 chez Hervé puis départ avec la voiture à Dimitri pour l'aéroport de Cointrin. Nous cherchons pendant un moment ce fichu parking P26. Moins cher car il est prévu pour des longues durées de stationnement. Arrivé au guichet d'enregistrement Austrian Air Lines pour Moscou via Vienne, l'hôtesse nous demande de passer au bureau Lufthansa car il y un problème. Cela commence bien ! En fait Austrian Air Lines ont surbooké leur avion pour Vienne, car c'est la période de Noël. Alors comme ils travaillent en consortium avec Lufthansa ils nous proposent le même trajet mais via Francfort avec une heure de perte, ceci contre rétribution en euro au guichet d'Austria Air Lines à Moscou. Finalement le check-in se fait et nous devons apporter nos bagages à l'autre bout de l'aéroport. Enfin nous pouvons aller prendre l'avion et en cas de nouveau changement on nous appellera par haut-parleur. Passage de douane ok, et détecteur scabreux pour Hervé qui n'arrête pas de bipé. Pour finir il a droit à la fouille dans la cabine. Bon maintenant que nous avons traverser toutes ces épreuves nous prenons enfin l'avion. Le transit à Francfort se passe bien. Bon, Hervé rebip à font au détecteur. Le trajet Francfort, Moscou se déroule très bien. Arrivé à l'aéroport de Moscou nous devons encore passer l'épreuve du passeport, visa, qui est très méticuleux et lent, ce qui forme des files d'attente énormes, mais nous nous en sortons bien. Après nous récupérons nos bagages qui sont bien arrivés. Puis re-contrôle pour la déclarations d'achats avec passeport, visa, tout cela agrémenté de tampons. Et voilà enfin aux pays des soviets. Comme nous avons une heure de retard l'hôte d'accueil n'étais bien sur plus là, nous décidons de nous débrouiller tous seul. Nous sortons de l'arrivée et il y avait beaucoup de monde, mais comme par miracle il y avait un couloir libre. Je m'y engage, mais voilà c'est le couloir de la mort, une horde de taximan qui nous offres leur service. C'est le choc, avec Dimitri nous perdons Hervé dans la foulée. On s'extrait temps bien que mal de la cohue, puis nous recherchons Hervé, avec des chauffeurs de taxi acharnés. Par téléphone portable nous nous retrouvons. Nous décidons ensuite d'aller chercher notre ristourne pour changement de vol au bureau Austrian Air Lines. Mais ils ne veulent rien savoir et on sent très bien que nous aurons rien. Bon ensuite retour dans le hall d'arrivée direction une banque pour que nous puissions faire du change. Rebelote des taximans nous collent au cul. Après la banque nous marchandons un prix 1500 roubles avec un taximan non affilié qui nous prétend avoir le meilleur taxi de la ville. Il avait effectivement une Mercedes 190, très confortable. Après une heure de trajet en taxi nous arrivons à l'hôtel Gamma-Delta. Nous transmettons nos passeports à la réception pour qu'isl puissent remplir leur fiches. En attendant nous rejoignons nos chambres, car il n'y a pas de chambre à trois. Puis Hervé ayant pris contacte avec sa correspondante Julia, nous nous donnons rendez-vous au restaurant " Richard le Téméraire " à l'autre bout de la ville à 21h. On prend un taxi, nous arrivons avec 30 minutes de retard. Rencontre avec Julia et une amie Svyeta. Elles sont toutes deux charmantes. Accueil à la russe, un regard et salut ! Superbe restaurant ambiance château avec faux mur en plastique. Très bonne nourriture, très bonnes bières, tout bien quoi. L'adition par contre est salée, plus cher qu'en Suisse, mais c'est la vie. Puis elles nous proposent de sortir boire un verre. Embarquement dans une Lada rouge, à cinq, d'un chauffeur ordinaire mais qui contre payement nous amène où on veut. C'est le système D à Moscou. Une fois au centre et deux refus d'entrer dans un établissement pour je ne sais quelle raison, on trouve un bar sympa. Les discussions en français, anglais, vont bon train. Hervé est déjà sous le charme de Julia. On bois notre première vodka et quelques bières. Puis à 2h00 étant tous fatigués, ont se dit à demain et nous rentrons à l'hôtel en taxi. A 200 m de l'hôtel le taxi se fait arrêter par la police. Contrôle d'identité, chacun sort son passeport, puis nous marchons jusqu'à l'hôtel. Dans le hall de l'hôtel on se refait un contrôle par un policier, puis 5 métres après, devant l'ascenseur, on nous propose des filles. C'est la Russie !

On rigole à Moscou
Dimanche 22 décembre 2002
Après une bonne nuit, nous rejoignons Julia à la station de métro Arbatskaya au centre ville. Elle nous fait visité le Kremlin. Fouille et détecteur de rigueur bien sur. Hervé rebip de plus belle. Visite de 3 jolies églises orthodoxes avec plein d'icônes partout, énorme cloche en bronze brisée et petit musée. Un petit coucou à Poutine en passant, puis nous sortons pour aller sur la place rouge. Nous restons pas longtemps il fait trop froid. Direction les Galeries marchandes de luxe pour nous réchauffer. Moscou c'est vraiment comme Paris ou Milan, il y a toute les boutiques. Puis direction dans un autre centre commercial, construit sur 3 niveaux en sous- sol, pour des cafés et pâtisseries. Ensuite Julia nous propose de nous inviter chez Svyeta. Retour à l'hôtel pour prendre une douche et des cadeaux (vin et chocolat). Le métro de Moscou est vieux mais alors les stations sont magnifiques. Départ pour le souper chez Svyeta en métro de l'autre côté de Moscou. Avec les deux bouteilles de vins dans les poches intérieures de ma veste j'ai pas intérêt à glisser sur la neige. Julia achète quelques poulets rôtis, des tomates, des mandarines. Puis départ dans son appartement. Nous offrons les cadeaux. Nous commençons à manger, il y tout sur la table, poulets, tomates, chocolats, mandarines, vin, champagne. C'est comme cela que les russes mangent. C'est différent ! Autre différence, les présents que tu leur offres ils les consomment avec les invités. Nous buvons donc tout. Hervé nous fait une prouesse technique avec le bouchon de champagne, qui ricoche dans toute la cuisine, pour finalement déguiller un tableau, et la cerise sur le gâteau, il verse dans la tasse de Julia alors qu'elle avait encore du vin rouge. C'est la grosse rigolade générale. Julia et un peu saoul. Il faut dire qu'elle ne boit pas souvent, mais elle adore le champagne. Ensuite nous repartons rejoindre Svyeta qui n'était pas là, pour allé dans un bar, le " Route 66 ". Nous faisons connaissance du cousin de Svyeta, Cyril. L'ambiance est géniale. On boit bière sur bière, vodka sur vodka. Puis nous retournons chez Svyeta. Et la Hervé discute avec Julia, car le lendemain nous allons partir de Moscou, et comme ça croché entre eux il faut faire une mise au point. Dimitri et moi buvons de la vodka avec Svyeta et un autre ami qui est présent C'est super génial. Mais voilà on décide de partir et la quand je me suis levé c'est la claque. Je ne tiens plus très bien sur mes jambes. Je ne tiens plus debout ! On prend un taxi pour retourner à l'hôtel. Depuis ce moment là je ne me souviens de plus rien. Mais je peux vous dire qu'en arrivant à l'hôtel on se farcis un contrôle police. Et là, les policiers ne sont pas d'accord de me laisser rentrer dans l'hôtel. Pour finir contre 500 roubles (20 Frs) ils nous laissent passer. Merci à Hervé et Dimitri de ne pas me laisser m'embarquer chez les flics. En arrivant dans la chambre tout le monde à besoin de faire pipi. Moi je le fait dans les verres à dents. Beurk. La nuit fut courte.

Vol 729 pour Irkutsk
Lundi 23 décembre 2002
Le réveil est fracassant. J'ai la tête dans les choux, en plus nous avons notre avions à 17 heures mais nous n'avons plus de peps. Nous restons à la buvette du hall de l'hôtel où nous récupérons, étudions les guides, Dimitri étudie le russe. Ensuite départ en tacos pour l'aéroport de Moscou pour les lignes intérieures. Cela n'a rien à voir avec l'aéroport international, c'est bien glauque. Nous emballons nos bagages avec du cellophane, grâce à une super machine. Cette fois tout le monde bip au détecteur. L'avion est moins bien, on est serré comme des sardines. C'est un Tupolev. En plus il y en a qui boivent de la vodka, c'est la zone. Nous essayons temps bien que mal de dormir, car il y a 5 heures de décalage en notre défaveur, ce n'est pas facile.

La famille Maximov
Mardi 24 décembre 2002
Arrivé à 7h00 du matin à Irkutsk c'est vraiment le dépaysement total. On a l'impression d'être en 1940. Peter Maximov (notre hôte et guide) nous attend et nous repaire sans problème. Il parle allemand. Il est pratiquement déguisé en militaire et son attitude de même. Cela part sur les chapeau de roue. Il nous emmène chez sa mère avec sa Lada pourrie. Il conduit bizarrement, tout à gauche. Arrivé chez sa mère on à pas beaucoup de répit. Il nous informe que nous avons pas le temps de se doucher. Ma parole c'est pire que l'armée. Petit déjeuner immonde (une sorte de riz au lait) on se force mais c'est la grimace. Le thé n'arrive qu'à la fin du déjeuner, pour diluer. On se change vite en équipement de ski, on laisse nos gros sacs, puis nous prenons quelques affaires de rechange et pique-nique pour le trajet. Car il nous à proposer de faire une marche de 20 km pour rejoindre Bolchie Koty (petit village de pécheur au bord du lac Baïkal). On fait pas la tête des vainqueurs. Départ avec sa Lada qui n'a pas de chauffage. Nous sortons de la nationale pour nous enfoncer dans la Sibérie. Il découvre un chemin forestier dans la forêt qui n'existait pas l'année passé. Ce qui nous économisera 10 Km de marche. Il nous dépose donc au milieu de nul part, Il me donne une radio de communications et quelques brèves explications sur le trajet à prendre et l'endroit de rencontre. Car il ramène la voiture au port de Liskvarna. Puis nous dit qu'il nous rejoindra dans 1h30. Nous partons ainsi seuls dans la forêt nous suivons la ligne électrique puis arrivé au sommet d'une butte, point de rendez-vous, nous faisons un feu. Mais bon on y arrive pas, il nous avait donner juste des allumettes. Il commence à faire froid, toute le bois et plein de neige et on n'a pas dormit la veille, ça commence à bien faire. En plus avec sa connerie de radio il n'arrête pas de nous demander si " Wie geht es, wie geht es, wie geht es " et nous répondons " Alles gut, Alles gut, Alles gut " cela nous gonfle. Pour finir 1 heure après en persévèrent en brûlant nos restes de billet d'avion et bloc-notes, on arrive à faire le feu. Deux heures après il n'arrive toujours pas, on décide de manger le pique-nique qu'il nous avait préparé. Et là, c'est la rigolade, la bouffe est infecte visuellement et au goût. Hervé fait fondre le fromage pour faire comme un croque-monsieur, pour que ce soit mangeable. La nuit approche et toujours pas de Peter. Il arrive 3 heures après, on boit vite fait un thé, puis départ pour les 10 Km de marche. Le jour commence à tomber. Sur le trajet on discute, on apprend qu'il est biologiste, mais on a plutôt l'impression que c'est un ours humanisé ! Sur le trajet on discute, on lui demande s'il on des moto-neiges. Il nous répond que les moto-neiges russes sont pas du tout économique, elles consomment un litre pour un kilomètre, et qu'ils n'ont pas les moyens de s'acheter des moto-neiges canadiennes ou nordiques. Après 7 Km on arrive enfin au bord du lac Baïkal, il fait moins froid car c'est un micro climat, on ne voit pas grand chose il y a de la brume. En longeant le sentier qui borde le lac on arrive enfin à Bochie Koty. Il faut dire qu'il n'y a qu' un sentier ou le bateau pour y accéder. En se dirigeant vers la maison des Maximov on entant des cris sauvages, en fait c'est Max qui nous accueille, un membre de la famille qui habite à l'année dans se village. On entre dans leur demeure, une sorte de maison en bois à un niveau sur le flan du rivage. On se met à l'aise, c'est un grand mots. On a l'impression d'être dans un chalet dans les années 50, il y a du bordel partout, des bibelots, des casseroles sales partout. En discutant on nous dit qu'il sont fier d'avoir l'électricité depuis 10 ans dans le village, donc ils ont l'eau chaude. Mais alors, il faut faire toute une manipulation avec un appareillage pour voir apparaître un filet d'eau chaude. Les chiottes sont à l'extérieur dans un cabanon. Peter nous prépare le souper. On discute avec toute l'équipe. Peter nous demande si nous avons soif. C'est sur, on venait de se taper 10 Km. Alors il nous propose de goûter une spécialité de chez eux. Et c'est là qu'il nous sort un énorme bocal avec un liquide rouge vif avec des particules qui se baladent et une énorme croûte flottante. Pas du tout appétissant. Il nous sert à chacun un verre, il nous affirme que c'est une boisson sucrée. On goûte tous, c'est pas mauvais, mais pas appétissant. Il nous dit que cette boisson est faite uniquement dans cette région. C'est fait à partir de champignons qu'il vont cueillir dans la forêt, ce qui donne une boisson sans bactéries et sans microbes. On le croit sur parole. Ensuite nous entamons le souper proprement dit, des raviolis transparents avec comme de la viande pour chat à l'intérieur, tous cela nagent dans un potage. C'est franchement pas bon, mais il faut quand même bien que l'on mange une fois dans la journée. Hervé est dégoûté. On pense à vous qui êtes en train de passer Noël autour d'un bon repas et dans le confort. Ensuite nous entamons une discussion au sujet d'un reportage que Nicolas Hulot avec effectué au lac Baïkal pour Usuhaïa. Et là c'est une discussion effrénée qui suit. Peter et le vieux commencent à nous expliquer qu'ils connaissent bien Nicolas, car c'est eux deux qui avaient prêté une voiture pour le tournage, ainsi que le vélo du vieux pour se balader sur le lac. Qu'ils avaient participé au tournage et qu'il figuraient certainement sur le reportage. Hervé confirme, il y a bien le vieux dans le reportage, il l'a reconnu car il fait les même cris d'animaux. Il nous demande si nous pourrions pas leur envoyer une vidéo du reportage, car ils ne l'ont jamais vu terminer. Ensuite, j'avais complètement oublié, mais il y avait dans notre contrat de voyage une surprise de taille à effectuer dans ce village. Effectivement une fois la discussion terminée, le vieux se ramène est nous dit que nous allons aller au " bania ". Entendez par là, une sauna russe. On prend nos affaires, puis départ pour une petite baraque en bois à 10m de chez les Maximov. Dans un minuscule vestibule nous nous changeons. Hmm, le vieux ce fou à poils, du coup on en fait de même. Puis départ à l'intérieur du sauna russe. Il nous invite à s'asseoir sur les banquettes. Il balance une casserole pleine d'eau sur les pierres chaudes. C'est le début du cauchemar. Il fait hyper chaud. Et il nous parle en allemand de sa philosophie de la vie, mais nous avons tellement de peine à résister à la chaleur et l'humidité qu'il nous est difficile de lui répondre en allemand en plus. Il nous demande si tout va bien, faiblement nous répondons que oui. Et là, il en rajoute une couche. C'est intenable. J'ai tellement besoin de pisser que je craque. Je sort du bania j'enfile un slip et mes chaussures, puis je sort à poils jusqu'aux toilettes situé à côté. Dans ces toilettes il y juste un trou dans un plancher glissant par le froid. Le trou est assez grand pour finir dans la fosse. Bon je m'applique et je retourne rejoindre l'équipe. On cause, il nous dit qu'une fois il a un valaisan qui était venu au village et il n'avait pas supporter le bania, il était tombé dans les pommes. Si vous le connaissez, c'est un Duvoisin ! Bon ensuite le rituel commence, il plonge des bouquets de branchage dans une cuvette puis nous les transmet. Il nous dit que c'est la carte pour le paradis. En fait le rituel est de s'auto-flageoler avec les branchages sur tout le corps. C'est vraiment le bouquet final. Eh bien non la suite est plus épique. Après 20 minutes on sort enfin dans le vestibule pour une première coupure. Enfin. Il nous sert la même boisson aux champignons pour ne pas se désaltérer. La soif l'emporte ! Et maintenant le moment crucial arrive. Nous pensions devoir sortir à poils, mais non pas du tout. Avec une phrase philosophique, dont il a le secret, il nous présente le " Relaxator ". Une invention de lui, pour ne guérir et jamais être malade. Description, il y a deux plots en bois de 40 cm de haut posés parallèlement à 30 cm l'un de l'autre, tout ceci perpendiculairement à la parois. Plus précisément à côté du cadre de la porte. Jusque là, tout va bien. Ensuite en s'aidant des deux plots, il entame une pièce droite. Que le spectacle commence. Nous voyons sa bistouquette ramollie à l'hauteur de nos yeux, et son cul touchant pratiquement la multiprise électrique qui fixée à la hauteur du cadre de porte. Il reste bien deux minutes dans cette position, tout en nous faisant part du bienfait du " Relaxator ". Quel désastre ! Bien entendu il nous demande de tester. Cette fois s'en est trop pour Dimitri et Hervé, je le ferai tout seul. Mais rassurez-vous pas deux minutes. Après cette expérience nous retournons dans le bania. Moi je ne tiens pas longtemps. Je fais de brèves sorties dans le vestibule. A chaque fois il en remet une couche. Plus tard, Dimitri remarque une douche accrochée à l'intérieur du bania. Il demande pour se laver. Mais le vieux, prépare des bidets en émail avec de l'eau tiède, pour qu'il puisse se laver. Il faut croire que la douche sert à autre chose ! Entre temps Hervé craque, de rage, il décide de sortir. Le vieux court dehors à poils, à sa recherche, pour voir s'il à bien mis tous ses vêtements et son bonnet. Enfin bon quoi, il faisait tellement chaud que Hervé n'as pas mis son bonnet tout de suite. Mais en fumant sa cigarette, il a remarqué que ses cheveux commençaient à givrer. De suite il l'a mis. Pendant cet épisode, Dimitri s'était mis debout dans la cuvette en email et avec un savon il commençait à se laver. Stupeur et gueulée du vieux. C'est pas ainsi qu'il faut faire ! Trop tard Dimitri après s'être lavé à sa manière, est sortis rejoindre Hervé. Il ne restait plus que moi et le vieux dans le bania. Après quelques discussions, il me demande qu'est-ce que l'on venait faire ici. Je ne savait pas s'il étais fâché. Je lui est répondu que nous venions ici pour voir le plus grand lac du monde et pour voir des vastes paysages, car chez nous en Suisse tu ne fais pas 10 Km sans traverser un village. Il a bien apprécié ma réponse. Ouf. Ensuite, on a parlé d'armée, que j'étais cycliste à l'armée. Il étais surpris que cela existe. J'entendais Hervé et Dimitri qui parlais à l'extérieur. Il croyait que j'étais devenu un des leurs ! Par la suite le vieux m'a fait une démonstration de comment se laver avec la cuvette. Tu t'accroupis et tu te laves avec un reste de filet de pêche que tu imbibes de savon. Tu frottes bien partout et ensuite tu te balances la cuvette dessus pour te rincer. Vachement pratique, tu es en constante recherche d'équilibre et à la fin t'en fout partout ! Ensuite on sort dans le vestibule et on attend de se rafraîchir un peu. Ceci pour mieux enfiler les habits, sinon ça colle de transpiration. Ouf le passage du bania est terminé. Retour toute l'équipe au chalet. Il est seulement 20 heures, et ils nous conseillent d'aller se coucher. C'est tôt réplique Hervé, mais de toute façon on ne sait pas quoi faire d'autre. Se balader dans se village, on ne trouvera pas de café ou aller boire une bière salvatrice. Alors dodo. De toute façon on en a besoin, on est à bout de nerf. Les Maximov ont déployé tout les lits qu'il possèdent dans se petit chalet. On a dormis tous pratiquement ensemble dans trois pièces contiguës.

Enfin la civilisation
Mercredi 25 décembre 2002
Debout à 7 heures, déjeuner ragoûtant. Une sorte de semoule chaude sans goût. Heureusement il y a une sorte de confiture que l'on rajoute pour donner du goût. Et du thé. Le vieux nous propose de rester une nuit de plus pour refaire une marche. Hervé n'est pas du tout d'accord. Dimitri et moi cela ne nous dérangent pas. Mais Peter estime que nous n'arriverions pas à faire le reste de l'expédition par rapport à notre départ en train prévu le lendemain. Hervé est satisfait. Le vieux se ramène est nous ordonne de nous dépêcher car le bateau qui nous ramène à Liskvarna (ou se trouve la voiture de Peter) va partir. A peine fini de déjeuner, on fini de s'habiller en vitesse et départ pour prendre le bateau. En fait il n'y avait pas de quoi se dépêcher car on est partis 30 minutes plus tard. Le bateau, c'est l'unique moyen de se rendre rapidement à Liskvarna ou se trouve la route pour retourner à Irkutsk. C'est un petit bateau de pêche, fonctionnant au diesel. Il est rouillé de partout. Il transport un peu de tout, et surtout les personnes du village qui veulent rallier la civilisation. Au port on est tout content de voir un chien. On se dit qu'au moins les chiens sont civilisés dans tout les pays du monde. Départ du bateau, c'est le premier jour qu'il y a de la glace qui se forme sur le lac. Et nous dit-on que c'est la dernière course que le bateau effectue car dans les jours qui vont suivre le lac sera trop gelé. Arrivé à Liskvarna, Peter notre guide nous propose de se balader sur le petit port pour acheter des souvenirs, car lui doit aller récupérer sa voiture au parking et la starter. Plus intéressé par un bistrot que nous avions repérer, nous nous donnons rendez-vous ici. Enfin nous revoyons la civilisation. C'est vraiment sympa. On prend des cafés, des bières, le bonheur. En revenant des toilettes, Dimitri nous fait constater que son urine est orange fluo ! De ce pas nous allons vérifier la notre. Effectivement c'est orange, c'est dû à la super boisson des Maximov. On en rigole. Tout à coup retour à l'armée, l'ours Peter débarque dans le bistrot pour venir nous chercher. Sa voiture est prête. Oh du calme ! On finit nos boissons et départ pour la suite de l'aventure. Nous allons visiter le musée biologique du Lac Baïkal. Très intéressant, on y apprend que c'est le plus grand et gros lac d'eau douce du monde. Jusqu'à 1600 m de profondeur, 600km de long et 80 Km de large. Il y a des espèces de faune et de flore qui ne vivent que dans ce biotope. Il y a des animaux empaillés et également conservés dans du formole, très appétissant. Ce lac est un paradis pour les biologistes de toute la planète. On apprend également qu'en période de glace, on roule en voiture. La couche de glace fait généralement 40 à 60 cm et que certaines années elle peut atteindre 1 m. Quand c'est le cas on y construit même un tronçon de chemin de fer pour le transsibérien. Peter nous laisse terminer la visite, car il doit aller restarter sa voiture. On le rejoint en pleine action, on remarque que monsieur a recouvert son moteur avec une veste de ski. Pas étonnant que l'on ce les gèle dans la voiture, cela obstrue l'arrivée d'air chaud dans l'habitacle. Ensuite nous allons visiter une petite église orthodoxe. Puis Peter veut nous montrer des phoques en captivité, mais l'endroit est fermé, le propriétaire est absent. Tant pis, on poursuit notre retour à Irkutsk. Sur le chemin nous nous arrêtons dans un musée en pleine air, style Ballenberg en Suisse. Nous visitons des maisons anciennes typiques de Russie. Ensuite nous rentrons à Irkutsk. On s'arrête en chemin car il y a surchauffe du moteur. Mais nous on ce les gèle ! Arrivé à Irkutsk 16 heures chez la mère de Peter. Nous prenons enfin une douche depuis deux jours. On dîne à 16h30, avec une soupe de poisson venu directement du lac Baïkal. Pour une fois c'est pas mauvais. Puis Peter nous suggère d'aller nous balader sur le fleuve à côté de chez eux, car il est gelé. Cette fois il ne vient pas avec nous, il faut dire que c'était à 50m. Il fait déjà nuit. En fait, en cinq minutes, on a fait le tour. Marché sur la glace, éviter les voitures qui roulent à fond et voir un bateau pris dans la glace. On décide alors ne pas rentrer tout de suite, pour une fois que nous sommes enfin que tout les trois. On se trouve un café, et nous buvons des bières, bien méritées. Heureusement que nous avons fait cela, car en revenant le souper est déjà prêt. Sinon on aurait dîné et souper en l'espace de 5 minutes ! Faut pas exagérer. Le souper est délicieux. Il faut dire que c'est chez un autre membre de la famille. Certainement la sœur de Peter. Ensuite Hervé retourne dormir chez la mère de Peter dans un autre immeuble et avec Dimitri nous dormons chez la sœur. C'est peut être pas la sœur, mais il y a tellement de va et vient dans cette famille que mous savons pas qui sont toutes ces personnes.

La 1ère en Transsib
Jeudi 26 décembre 2002
Déjeuner chez la mère de Peter, nous offrons quelques plaques de chocolat suisse et il nous montre quelques photos prise avec Nicolas Hulot. Puis départ pour la gare d'Irkutsk. Peter nous montre ou déposer nos bagages, car notre train part dans l'après-midi. Il nous donne quelques conseils au sujet des horaires et consignes à respecter pour prendre le train. Ensuite il nous emmène dans un musée. C'est un musée sur la région d'Irkutsk. Et c'est là que nous nous séparons. Enfin ! Finis la discipline militaire. Un petit tour dans le musée, puis sur le chemin du retour à la gare on s'arrête dans un café. Plus exactement au café Monnet. Il nous accepte même avec nos équipements de ski. C'est un pure bonheur, il y a de ravissantes serveuses et superbes pâtisseries. Les cafés sont délicieux. Le paradis. Une heure après on retourne à la gare, et nous patientons. Nous allons boire un thé dans un petit bar proche de la gare. Nous nous faisons foutre dehors par un vigile. Car nous étions en train de bouquinner nos guides touristiques et cela ne lui convenait pas. Il nous a fait comprendre que ce n'était pas une bibliothèque. Bon on va dans le hall de la gare. La gare est très jolie d'extérieur. A l'intérieur c'est la zone. Sur le tableau d'affichage notre train a enfin son numéro de quai. Donc nous décidons d'aller récupérer nos affaires. A la consigne nous remarquons que les filles de devant parlent le français. Ensuite départ sur le quai numéro trois. Il y a effectivement un train mais nous sommes perdu. Le train ne paraît pas être le bon. Nous posons la question sans trop de succès. Heureusement que les françaises que nous avions croisés précédemment sont venu nous chercher. Car nous sommes aller sur le quai 3, mais en fait il s'agit de la voie 3. A ne pas confondre. Elles prennent le même train. Elles nous expliquent aussi comment distinguer notre wagon. Merci à elles, car elles nous ont bien aidé. Après avoir montré nos billets et passeports à la chef de wagon nous pouvons enfin rejoindre notre compartiment. Nous partageons notre compartiment avec une dame. Elle sera très calme pendant le trajet. Nous nous mettons à l'aise, jeans, pantoufles. Le compartiment est très bien. Il y a des amuse-bouches. La chef de wagon vérifie encore une fois nos billets, puis nous vend les draps et couettes pour la nuit. Un peu plus tard nous traversons le train pour aller manger une morse au wagon restaurant. Il n'y a pas beaucoup de choix. Mais ce qu'il y a est bon. On se boit quelques bières. Les seuls personnes se permettant d'aller au wagon restaurant sont les étrangers. Il y a toute une équipe d'américains. Il font beaucoup de bruit. Il ne sont pas très respectueux. On comprend mieux pourquoi on ne les aiment pas ! Ensuite dodo.

Trou du cul du monde
Vendredi 27 décembre 2002
Dans la matinée nous arrivons enfin en gare de Krasnoyarsk. On sort des quais par la passerelle, on prend quelques photos de la gare. On doit être les seuls touristes à sortir à cet arrêt. Le coup d'œil que nous avons depuis cette passerelle nous fait baptiser cette ville le " trou du cul du monde " ! Nous prenons un taxi pour aller à l'hôtel. Les prix des taxis sont nettement moins cher qu'à Moscou. Pratiquement 10 fois moins cher. Arrivé à l'hôtel nous passons par la traditionnelle inscription à la réception. De plus la réceptionniste nous transmet les billets de train Krasnoyarsk-Omsk que l'agence n'avais pas eu le temps de nous donner avant. Ensuite, une bonne douche dans les chambres. Hervé fait une lessive et pour sécher ses habits, il les pend à la tringle de douche. Mais 5 minutes plus tard surpris par un bruit fracassant on s'aperçois que celle-ci est tombée par le poids. De mon côté, en ouvrant l'armoire, je démonte la porte. Il faut dire que tout cela était mal fixé. Bon, en vrai Mac Giver nous réparons tout cela, ainsi que la fixation du pommeau de douche. Mise à part cela cet hôtel est vraiment super. Après nous être remis d'aplomb, nous décidons d'aller dîner en ville. Départ à pied, à la fraîche. Mais nous avons de la peine à trouver, pour finir Dimitri demande à une dame dans la rue et nous trouvons enfin un café ou ils veulent bien nous servir. Nous remarquons que cette fois ci, nous sommes livrés à nous même. Personne parle l'anglais, exclusivement le russe. Et nous n'avons plus aucun repère et plus de guide ou d'amie pour nous aider. La lecture des cartes de menus est périlleuse. On trouve quelques mots dans les différents dictionnaires, mais cela ne traduit pas entièrement la composition des plats. Enfin cette fois on s'en sort bien. Brochettes et poisson avec pomme de terre. Très bon. Plus tard nous retournons à l'hôtel et nous nous renseignons à la réception pour un restaurant pour le soir, car nous ne voulions pas refaire le tour de la ville pour en retrouver un. Mais le soir et même avec les conseils de la réceptionniste nous avons de la peine à trouver. Car les adresses fournies, sont des restaurant assez cher. Et lorsque l'on y pénètre, il y a soit plus de place, soit nous sommes refusés. Après une demi heure de recherche nous trouvons un petit café bistrot dans une rue. Il y a que des jeunes. Les prix sont correctes. Pour le dessert, Hervé et moi, nous prenons ce que la serveuse nous conseille. Mais on n'aurai pas dû. En fait, dans une coupe à glace, on nous sert un bol de noisettes et cacahuètes un peu caramélisées, avec des amandes moulues. Trois cuillerées c'est bon, mais alors tout un bol ça cale pour toute une journée ! Puis nous retournons à l'hôtel car on nous a dit qu'il y a fête. Nous aurions préféré aller dans un pub ou bar mais on n'a rien trouvé. Alors on boit des bières à la buvette de l'hôtel. C'étais une fête en musique. Nous sommes rester à la buvette, puis la fête et la buvette étant fermées, nous partons nous coucher.

La grosse bouffe
Samedi 28 décembre 2002
Comme nous sommes pour 5 jours dans cette ville, nous nous disons qu'il faut trouver quelques choses à faire. En regardant dans nos guides, on c'aperçois qu'il y a plein de chose à faire. Et en plus il suffit d'aller à la réception de notre hôtel pour cela. Ce que nous faisons directement. Mais bon nos envies s'estompent vite, car la réceptionniste nous fait remarquer que le week-end les excursions n'ont pas lieu et que en plus lundi et mardi ce sera férié, car les russes font le pont de nouvel an. Chouette. Un peu déçu. On c'est concerter, puis la réceptionniste nous aimablement indiquer ce que nous pouvions faire quand même. En faisant les excursions nous-même. Alors de ce pas nous allons au zoo de Krasnoyarsk qui se trouve à plus de 10 Km de l'hôtel. Pour ce faire nous prenons un bus. Pas cher 5 roubles la course. Les bus sont de toute les couleurs, et sont relativement pourris, mais il fait bon chaud à l'intérieur et il y a de la musique. D'ailleurs il ont une technique pour payer la course. Tu rentres rapidement dans le bus, puis une station avant de descendre tu payes. Comme cela les portes du bus ne restent pas longtemps ouvertes et il n'y a pas besoin de distributeur de billets à l'extérieur. Arrivé au zoo on se balade. Il n'y a pas grand chose, étant donné qu'il y a de la neige partout. Les seuls animaux qui s'aventurer dehors ne sont pas très vigoureux. En plus il fait tellement froid que les grillages sont givrés, ce qui nuit à la visibilité dans les cages. Il y a même un père avec ses deux gosses sont à deux doigts de faire sortir l'ours de sa cage, en voulant nous montrer comme il est réceptif. Mais heureusement une gardienne vient remettre de l'ordre. Nous restons tout de même assez longtemps, à en avoir froid au pied. Nous nous réchauffons un peu dans une maisonnette, ou se trouve deux trois oiseaux exotiques et l'attraction du parc, un crocodile. Enorme crocodile de 1 m de long, un gros lézard quoi ! Bon ensuite nous avons faim et mare de marcher, donc nous décidons de revenir un bout à pied le long de la route. Après 1 Km nous trouvons un resto, mais sans succès, ils préparent un repas familiale. Alors on continue, puis nous trouvons un super resto, avec de charmantes serveuses. Le restaurant est particulier, il y a une partie comme une cantine de ski et un resto normal. Tu peux même manger dans des chambres, original. La carte comprend une page recto-verso de menu. Mais bon on comprend rien du contenu. Les serveuses nous disent de commander au bar. Dimitri va effectivement au bar. Il se renseigne sur les différents plats, puis commande quelques boissons et essaye de commander un plat. C'est super bon, des toritas mexicaines avec galette, sauce piquante, concombre, choux, poivrons, piments, salades, etc. Après cela nous sommes repu. Mais voilà qu' à notre grande surprise la serveuse nous apporte un énorme plat de 1 m de diamètre avec des cuisse de poulets, des côtelettes de viande, des pommes de terre, des poivrons farcis, et un ananas entier. La méga bouffe. C'est la tuile, en effet quand Dimitri est allé se renseigner sur les différents plats, la serveuse a en fait tout commandé. Hahahaha ! Alors on ce force à tout manger, mais on est au bord de l'explosion. On n'en peut plus. On a pratiquement tout manger, il ne reste plus que quelques pommes de terre. Ensuite on croit que cela va nous coûter un saladier. Mais non, même pas. Enfin à 18 heures on décide de rentrer les 10 Km que nous avions fait en bus, à pieds, pour digérer. C'est long et froid, mais on digère bien. Une fois arrivé à l'hôtel, on boit au bar et on rigole bien de cette aventure.

Culture obligée
Dimanche 29 décembre 2002
Comme la réceptionniste nous fait remarquer que les musées sont fermés le lundi, nous allons faire la tournée de ceux-ci. Le premier est super bien. C'est sur la région de Krasnoyarsk, histoire, géographique, civilisation, etc. On a faillit rester enfermé dans celui-ci. En fait pour des raison de travaux il ferme plus tôt que prévu. Bon on finit par se retrouver à l'extérieur. Ensuite en cherchant on trouve un second musée. Mais il est quand même fermé. Mais le garde nous dit que on a quand même 30 minutes pour le visiter avec un guide. Mais bon tout est éteint. Alors on rebrousse chemin. Le troisième musée est sur un bateau amarrer au bord du fleuve. Il paraît désert, mais les propriétaires sortent et ils nous font visiter ce bateau musée qui est à moitié en rénovation. En plus il n'y a pas de chauffage. La guide est toute fière de nous montrer une boîte à musique suisse. On met un petit mot dans le livre d'or. Puis nous arrétons de visiter les musées. On en a assez vu. En plus c'est la fin de la journée. Alors nous allons en boire une dans un café. Puis retour à l'hôtel. Le soir nous mangeons dans un restaurant super sympa. La serveuse est très jolie. Les plats sont délicieux.

Vue sur la pollution
Lundi 30 décembre 2002
Aujourd'hui il n'y a pas grand chose à faire. Nous décidons d'aller à pied jusqu'à une chapelle qui surplombe la ville. La marche ça nous connaît. Arrivé au sommet il fait beau est nous sommes loin des bruits de la ville. Il y a une vue imprenable sur toute la ville. Mais bon il y a tellement de pollution que c'est le smog urbain. D'ailleurs même la neige est tachetées de gris autour de la chapelle. Nous visitons celle-ci. C'est rapide elle fait trois mètres sur trois ! Ensuite nous redescendons au bar de l'hôtel. Nous rencontrons Ochsana, une russe qui est là toute seule à une table. Dimitri engage la conversation pour lui demander oû est-ce que nous pourrions sortir ce soir pour aller en discothèque ou au billard. Mais bon ces explications étais très vague. Et pour finir elle ne lâchait plus Dimitri. Mais elle est bizarre. Elle bave un peu, elle est pas toute à elle. Je pense même qu'elle est tombée amoureuse de Dimitri. On est resté jusqu'à celle qu'elle parte. Mais elle est revenue en pleure, à cause de Dimitri. Mais on réussi pour finir par s'en débarrasser. Puis nous allons au billard. On joue et boit bien. Le gérant nous fait visiter même sa salle de billard pour les stars. C'est vraiment top classe. Ensuite nous rentrons nous coucher.

La Nouvelle année
Mardi 31 décembre 2002
Aujourd'hui Hervé se lève avant nous car il va chercher Julia à la gare, car elle nous rejoint. Ou plutôt, faire 5000 km pour rejoindre son prince charmant, ça c'est de l'amour. Une fois arrivé nous installons les chambres. Je quitte Hervé pour rejoindre Dimitri dans sa chambre. Julia réserve une table pour ce soir, car c'est nouvel an. Ensuite nous décidons de déjeuner puis nous allons en bus et à pied pour voir les pistes de ski de Krasnoyarsk qui se trouvent à 10 Km. Cela vaut le détour. Il y a un télésiège à une personne. Avec Dimitri on décide de monter. Ce télésiège est rudimentaire. T'es assis sur un siège style chaise de jardin et tu as une banale barre de sécurité qui ne ferme pas entièrement. C'est impressionnant. Mais il va tellement lentement que l'on a bien le temps de se les geler ! On aperçoit tout de même une dizaine de skieurs et deux snowboardeurs. Arrivé au sommet on marche un peu pour se réchauffer et prendre quelques photos. Le relief des montagnes fait penser au Jura. Nous redescendons rejoindre Hervé et Julia. Puis nous rentrons au centre ville. On va manger un petit truc. Dans tout les cafés et restaurants ils préparent la fête. Nous allons acheter du champagne Soviétiques et de la vodka. Ensuite retour au bar de l'hôtel pour se réchauffer. Puis nous allons faire un bowling à l'autre bout de la ville et départ au repas de nouvel an. C'est super bon, tout le monde et content. La tradition en Russie est qu'ils fêtent cela en famille. Et qu'après minuit ils sortent dans la rue pour souhaiter la nouvel année autour d'une bouteille de champagne. C'est ce que nous faisons. En plus devant l'hôtel il y a la place principale de la ville et il y a des sculptures de glace. C'est magnifique. Il y a même des manèges. Mais on se demande comment ils font pour y aller car il fait très froid. A cause du froid nous décidons d'aller trinquer à l'hôtel. Champagne, vodka, pommes, mandarines et bananes. On s'éclate. Puis à cause de la fatigue nous allons nous coucher.

Ils sont tous décédés
Mercredi 1 janvier 2003
Eh oui, aujourd'hui, je suis malade. Je n'arrête pas de vomir. Cela doit être le souper de hier soir qui n'a pas passé. On se lève péniblement vers midi. Départ pour trouver un resto pour manger. Mais voilà c'est le premier jour de l'an et la ville est desserte et morte. On trouve tout de même un resto ouvert. Une fois la carte des menus lue, c'est excellent chacun prend quelques choses de complètement différent. Julia une soupe, Hervé un plat et Dimitri une forêt noire. Pour m'a part je prend un coca-cola et un thé. Car je revomis, dans les toilettes du resto. Puis dans l'après-midi nous retournons à l'hôtel pour faire nos bagages et nous nous dirigeons vers la gare ou le train nous attend. Julia prend son billet de train. Mes colles, je vais acheter des cigarettes dans un petit kiosk du hall de gare. Heureusement que j'avais mon porte monnaie dans la main pour payer, car j'ai sentis une main passer dans ma poche de pantalon. Celle bien sûr ou je mets généralement mon porte-monnaie. Enfin une fois les commodités passées nous prenons possession de notre compartiment . Julia marchande avec la personne qui occupait notre compartiment et la chef de wagon pour qu'elle puisse nous rejoindre. Cela marche mais bien sur contre de l'argent. Nous voici donc installés. Nous remarquons que ce compartiment est nettement moins bien que celui du trajet précédent. En fait il s'avère que le train complet est nettement moins bien. Il y a de la neige qui pénètre dans les sas d'entrée des wagons. Les gens sont pratiquement tous ronds. Nous décidons d'aller manger au compartiment resto. Pour ce faire il nous faut traverser pratiquement tout le train. Nous traversons des wagons de classe inférieure ou les personnes sont entassées pour dormir et manger. Arrivé au compartiment resto, c'est la cata. Le cuistot est rond, il boit avec des collègues et le wagon est sale. Il nous propose de venir boire un verre, mais nous rebroussons chemin. Voilà en plus nous n'avions rien acheté à manger, en pensant manger dans le wagon resto. C'est la galère, on boit du thé et on sort nos plaques de chocolat, tous se qui peut se manger. Pour finir on fait que de boire du thé. Puis dodo, non pas beaucoup car dans les wagons ils ont mis le chauffage à coin. Il fait minimum 30° et pas d'air. Avec Dimitri on dort sur les couchettes du haut c'est encore pire. Nous sommes en slip et sans couverture, mais on n'arrivent pas à dormir.

Omsk et les parents
Jeudi 2 janvier 2003
Le jour se lève, nous aussi. Tels des affamés nous réessayons de retourner au wagon resto, mais voilà que la poignée de la porte est cassée, donc bloquée. En retournant à notre compartiment un homme nous arrête, nous demande ce que nous faisons. Il dit qu'il est chef du train. Il a pas mal bu. On dit que nous retournons à notre compartiment, il nous suit. Et commence une discussion avec Julia et Hervé. Il s'appelle Alexander. Avec Dimitri nous nous tenons à l'écart dans le couloir. Puis il nous propose de retourner au wagon resto car il a le passe. C'est louche, mais bon nous acceptons. Dimitri pas d'accord de le suivre reste dans notre compartiment. En cours de route on se fait contrôler les passeports par un type pas commode. Mais il est notre sauveur, car il arête Alexander pour lui dire d'arrêter d'embêter les gens car il a bu. Cette fois c'est bon le resto est ouvert. Et nous pouvons manger quelques chose de chaud. Il n'y a pas de choix, mais c'est correcte. Nous gardons une part de biscuit pour Dimitri, qui le pauvre n'a pas encore manger. L'après-midi se déroule. On discute, on rigole. Puis nous arrivons en gare de Omsk. Les parents de Julia nous attendent. On se dit bonjour en vitesse sur la quai, car il fait froid. En descendant les escaliers pour aller au passage sous terrain, je tombe et manque d'un cheveux de donner un énorme coup de pied dans le dos de la mère de Julia. Je me relève car il faut suivre, il marchent à fond les manettes. Départ de notre côté en taxi pour l'hôtel et les parents rentrent chez eux. A la réception de l'hôtel nous remplissons nous même les fiches de passeport, du jamais vu. Puis Julia rentre chez ses parents pour venir nous chercher plus tard. Possession de nos chambres. Il fait de nouveau 30°. Hervé tous seul dans sa chambre déprime un peu, il se dit qu'il ne vas pas dormir tous seul dans sa chambre sans Julia. C'est beau l'amour, mais c'est dur parfois ! Une fois que Julia est de retour nous allons en fait manger chez ses parents. Hervé prend ses affaires, il dormira dans un appartement qui appartient à la famille de Julia. Arrivé chez les parents, on se fait recevoir comme des princes. Charmant appartement. Il y a un chien et un chat. Nous leur offrons des bouteilles de vins. Et il nous prépare un festin. Cela tombe bien car nous n'avions pas beaucoup manger dans le train. Mais quand même il y a trop, c'est gargantuesque. L'ambiance est excellente. Julia traduit. Le père parle en anglais. On parle en russe, en anglais, en français. C'est top. Ils sont vraiment géniaux. Le père nous invite à la rejoindre vendredi au bania. Car il est médecin. Il a appris plusieurs types de médecine. Il a pendant 5 ans été en Allemagne pour être médecin dans un bania à l'armée. Il nous propose également que le lendemain nous devrions aller au cirque d'Omsk. Et il nous suggère que quand nous serons à Moscou que ce serai dommage de ne pas aller une fois a l'opéra Bolshoï, le plus beau de Russie. Non je vous rassure ce n'est pas l'opéra ou il y a eu l'attentat des tchétchènes. La soirée passe, puis nous partons à l'appart ou logerons Hervé et Julia. Nous buvons une bouteille de champagne, entamons une bouteille de vodka et regardons une cassette vidéo, d'un film typique russe. Une histoire abracadabrante où un mari se trompe de ville la veille de son mariage. Et n'y voit que du feu car dans toute les villes de Russie il y les mêmes noms de rue, que les appartements sont identiques. Nous arrêtons avant la fin du film car nous n'en pouvons plus. Avec Dimitri nous rentrons à l'hôtel. Elle nous propose de venir déjeuner le lendemain chez eux, mais on préfère déjeuner à l'hôtel. Pour une fois on les laisse tranquilles un moment, et nous aussi. Avec le taxi on passe à deux dois d'un chasse neige. On est tendus, en plus le chauffeur nous demande le double du prix fixé avec Julia. Il a bien vu que nous sommes touristes, mais on est crevé et on baisse un peu le prix. Arrivé devant l'hôtel la porte d'entrée est fermée. Super on va dormir dehors. Nous apercevons la réceptionniste à travers les grandes bayes vitrées. Alors nous tapons contre les vitres, mais sans succès. Il y a un double vitrage énorme. Pour finir nous tapons directement contre l'énorme porte d'entrée. Et la nous sommes sauvé, un vigile nous ouvre et nous montrons patte blanche. Dans la chambre il fait tellement chaud que l'on pense dormir avec la porte ouverte, mais c'est risqué. Alors Dimitri arrache le joint autour d'une fenêtre pour l'ouvrir. Pas mal. Enfin dodo.

Bania, file et cirque
Vendredi 3 janvier 2003
Debout de bonheur pour une fois, Dimitri et moi descendons au petit déjeuner de l'hôtel. On nous avait dit que cela se trouve au deuxième. On trouve une porte ou est écris café, mais elle est fermée. On descend à la réception. Elle ameute un vigile pour aller vérifier. Mais celui-ci nous affirme que c'est ouvert. On retente l'opération mais sans succès. Retour à la réception. Cela commence à chauffer et en plus on est à la bourre pour être à l'heure au rendez-vous que Julia et Hervé nous ont fixé. Pour finir le vigile nous amène cette fois avec lui. Effectivement on c'étais trompé, car nous allions chaque fois au café réservé au personnel, qui n'est pas le même que pour les hôtes. Nous sommes les seuls dans cet énorme resto. Et cette fois il n'y a pas de buffet. C'est assieds toi et mange ce que l'on t'apporte ! Une fois terminé départ en taxi au rendez-vous. Puis avec Hervé et Julia nous rejoignons son père au bania. On c'est quand même trompé de route, mais grâce au téléphone mobile on le retrouve. Et là c'est génial, top classe. En fait il y un petit vestiaire, puis un salon, une chambre de relaxation, un bania et un bassin d'eau froide. Alors tu vas au bania 10 minutes, tu sors prendre un bain froid ou une douche et après tu bois un verre au salon. Et ceci autant de fois que tu veux. Si tu n'as plus à boire tu appelles le restaurant et une serveuse t'amène sur un plateau les boissons. Le père avait louer le bania pour trois heures. Et dans ce centre il y a plusieurs bania du même type. Son père ensuite nous propose ses soins. Alors cette fois c'est pas comme à Bolchie Koty, c'est lui qui nous masse avec les branches de bouleau préalablement humidifiées dans l'eau chaude. Il nous fait coucher une fois sur le dos et une fois sur le ventre. Et avec les branches il nous fouette doucement. Un régale. Il répète l'opération plusieurs fois et ceci pour chacun de nous. Bien sur avec chaque fois une pause au salon pour boire et fumer. Il nous explique que c'est un massage et en même temps comme une sorte de peeling. Pour la dernière fois quand Julia n'est pas présente dans le bania il nous masse même les fesses ! Nous le remercions puis nous retournons à pied au centre ville. Nous décidons ensuite d'aller chercher des billets au cirque pour la représentation du soir. En fait le cirque est fabriqué en béton et il y en un dans chaque ville. Ce n'est pas une tente. Et les troupes se déplacent ainsi de crique en cirque. Mais voilà que nous nous apercevons qu'il y a déjà une file d'attente. En effet nous allons attendre 2 heures pour avoir enfin nos billets. Quelle galère, il n'y a que un guichet d'ouvert. Ensuite nous achetons quelques chose à manger et retournons à l'appart de Julia qui se trouve à deux pas du cirque. La séance va commencer alors nous retournons dans le cirque cette fois. Que le spectacle commence. C'étais bien mais il y aquelques loupés. Il y a beaucoup de monde. Les places sont numérotées. Et ensuite nous retournons à l'appart pour regarder la fin de la cassette vidéo. Puis Dimitri et moi, nous retournons à l'hôtel.

Départ des 40 heures
Samedi 4 janvier 2003
Aujourd'hui nous allons déjeuner chez Julia, car le déjeuner de la veille nous avait pas laissé un bon souvenir. Julia nous fait goûter des tartines de caviar orange. Hervé en avait déjà manger une hier, il n'en prend pas. J'ai vite compris pourquoi. Tu as l'impression de manger une barre de sel ! Heureusement qu'il y a des pommes et de l'eau sur la table pour faire passer le goût salé. Mais Julia remets cela et prépare encore quelques tartines. Gasp ! Ensuite nous décidons de partir en ville pour poster les cartes postales, Dimitri aimerai trouver un livre sur la Russie en français russe, Julia doit aller faire développer ses photos. Tout un programme. Cela commence tranquille et facilement, en tout cas pour faire développer les photos. Mais dans les librairies il y a que des livres en russe. Dimitri renonce, il achètera un livre à Moscou. Pour la poste c'est plus dur, la première n'as pas de timbres pour l'étranger. La deuxième, la poste centrale c'est enfin bon. Mais il faut mettre les cartes dans des enveloppes. Alors on réécrit toute les adresses une deuxième fois. Mais le temps commence à manquer, le train part dans pas longtemps. On fait vite des courses pour ne pas manquer de nourriture dans le train. Car on se rappelle encore du dernier trajet ! Tout le monde reprend ses affaires, et départ à la gare. On embarque, les parents de Julia sont là pour nous dire au revoir. En plus connaissant notre dernier périple en train, sa mère nous a acheté de quoi manger, des poulets et des nouilles. Cette fois je crois que l'on va pas mourir de faim. Notre wagon est superbe, il est moderne et confortable. On s'installe dans le compartiment. Il faut se mettre à l'aise, car on en à pour 40 heures. On discute, on joue au carte. Pour une fois il y a une personne qui passe avec un chariot de boisson. Départ pour 8 bières, en plus il nous restait deux bouteilles de vodka entamées. C'est l'apéro, puis on commence à se goinfrer de poulet rôti, de nouilles chinoises. Un vrai gueuleton. Puis on se remet deux trois bières. Puis on discute de tout et de rien, ça rigole. Il y a même un gosse du compartiment d'à côté qui vient, il est très intéressé. On lui offre du chocolat. Il en met partout. Puis c'est une autre petite fille qui vient, et pour finir tout les enfants du wagons sont très intéressés. Nous faisons garderie. Puis ensuite nous allons nous coucher. Dans ce train il n'y a pas de barrière pour les couchettes du haut, alors Dimitri s'organise une sorte de ceinture de sécurité. De mon côté je la joue à la fraîche. Mais deux trois fois j'ai bien cru que j'allais tomber.

Transsib c'est la fête
Dimanche 5 janvier 2003
Et c'est repartis pour une journée, mais cette fois entièrement en train. On tue la journée en se promenant dans le train, en jouant aux cartes, en discutant. Tout cela avec du thé, des bières fraîches et de la vodka. Il se fait que pour finir notre tablette est remplie de canettes. Et nous sommes tous un peu pompette. C'est la rigolade assurée. Le soir on va manger au wagon restaurant. Et la serveuse nous fait la total " télé-achat " elle nous propose plein d'articles à acheter. On se demande quand est-ce qu'elle va nous vendre un scooter ! C'est une bonne vendeuse et c'est une bonne tout court pour Dimitri, tomber sous son charme. Nous ne sommes pas tous du même avis, mais on s'en fou. Super repas, après elle revient à la charge, pour nous proposer de la vodka. Dimitri décide de trinquer avec nous. On avait commandé un verre chacun, mais en fait elle nous apporte un pichet, se qui fait bien plus. Mais dans notre élan nous buvons tout. Et là, c'est la rigolade à outrance. On est tous bien allumé. La serveuse me propose les services hmm,hmm d'une femme qui se trouvait à l'autre bout du resto. C'est de la folie. Mais elle est pas belle. Bon ensuite on retourne tant bien que mal à notre wagon. Tout le monde dort, et nous on fait un bouquant d'enfer. Je vais me fumer une cigarette dans le sas au coin fumeur et avec Dimitri on n'arrête pas de rigoler. On fait la rencontre d'une russe qui entends que l'on parle français. Il s'avère qu'elle habite à Morges et qu'elle voyage avec son mari suisse. Que le monde est petit. Tout fou et guilleret on retourne au compartiment annoncer cela à Julia et Hervé. On arrête pas de rire. Ensuite je vais en slip au toilette. C'est la fête, la surveillante me regarde en souriant. Puis enfin nous nous couchons. Pendant la nuit, une partie des canettes de bière tombent par terre. Et les autres s'entrechoquent à chaque virage. Quelle nuit.

L'opéra Bolshoï
Lundi 6 janvier 2003
Réveille un peu pénible, arrivée à 7h00 à Moscou. On décide de prendre un taxi pour retourner au complexe hôtelier ou nous étions les premiers jour pour se prendre des chambres pour une nuit. Car pour une fois nous n'avions pas d'hôtel réservé. On monte avec un chauffeur de taxi qui doit faire au moins 150 Kg. Il est énorme, en plus il à une tout petite Lada. Il touche de tout les côtés. T'as même la marque de sa tête dans le plafond, et moi qui suis assis derrière j'ai l'impression de l'avoir sur les genoux ! Arrivé à l'hôtel Dimitri a faillit perdre sa valise. Douche, brossage de dents, toilette, le confort et l'espace sont la bien venue. Ensuite départ en ville. D'abord à l'appart de Svyeta pour que Julia puisse pauser ses affaires. Svyeta est malade, on ne la verra pas, elle est clouée au lit. Puis nous allons manger un petit truc dans un super bar à café que Julia a retrouvé. Après nous allons acheter des billets pour aller à l'opéra Bolchoï, le soir. Nous allons également dans une énorme libraire, pour que Dimitri trouve son bonheur. Mais cela tombe bien, nous pouvons nous réchauffer car aujourd'hui il fait toujours moins vingt degrés mais cela souffle tellement que c'est pire. Ensuite nous retournons dans un bar pour nous réchauffé. Après pour 19h00 nous allons à l'opéra Bolshoï. C'est énorme et magnifique. La meilleur c'est que on ce retrouve assis à côté du couple de Morges que l'on avait rencontré dans le train, la veille. Quel hasard. La pièce " Turandot " se déroule en trois actes. Nous qui n'étions jamais aller à l'opéra, c'est une découverte. Mais pour les russes c'est courant. La première partie est bien, la deuxième onaà faillit s'endormir, et la troisième ouai pas mal. Nous resortons de l'opéra il est 22h00. On a faim et nous cherchons un restaurant. Il faut dire que la nuit du 6 au 7 c'est le Noël Russe. On trouve un restaurant super sympa. On paye un billet d'entrée, car c'est jour de fête. C'est un restaurant disco. Tu manges, tu bois et tu danses. Mais une fois que tu quitte ta table, elle est de suite réservée pour d'autres clients. Alors il te reste le bar et la piste de danse. Alors on fait la fête. Julia et Hervé s'en donnent à cœur joie. Avec Dimitri on fait les piliers de bar. Puis Dimitri me déniche une femme. Il s'avère qu'elle croyait que je suis son copain d'école et qu'elle ne m'a pas vu depuis longtemps. Effectivement elle a avoir 35-40 ans. Tous le monde en rigole. C'étais vraiment bien. Ensuite nous rentrons à l'hôtel et la le taxi se trompe d'entrée, alors nous faisons deux trois pas. On se fait arrêter par la police. Tiens, tiens cela nous rappelle des souvenirs, en plus à la même place. Ils contrôlent nos passeports. Il nous demande de l'argent. Mais Dimitri n'a plu de roubles et Hervé n'est pas d'accord de payer. Pour finir avec Dimitri on discute avec un des policiers, très gentil, pendant que Hervé et Julia parlementent avec les autres policiers. Pour finir on y laisse 60$ US. Quelle corruption. Et enfin nous rentrons nous coucher.

Au pub à Epalinges
Mardi 7 janvier 2003
Eh oui c'est le dernier jour. On est encore sous le charme de ce pays. On n'a pas envie de rentrer. Pour Hervé et Julia cela doit être dur. Eux qui voulais juste se rencontrer une fois et c'est en fait un compte de fée. M'enfin c'est pas perdu Hervé reviens à Moscou avec Séverine et Laurent à la fin du mois. On part à l'aéroport, puis nous tuons le temps. Puis c'est l'heure du départ et des au revoirs avec Julia et la Russie. On se la joue rapide. Le retour en avion fut long. A Vienne on change d'avion. A cause du froid, du gèle, du vent tout les vols sont retardés. Arriver à Genève on a l'impression que c'est l'été. Pourtant il fait zéro degré. Et cela fait tout bizzare de ne plus voir de neige en permanence. L'équipe du mardi nous propose de les rejoindre à Epalinges. Départ pour le pub d' Epalinges où nous sommes reçu dans joie et la bonne humeur. Mais nous sommes tout chamboulé. On a de la peine à répondre à toute l'équipe. Puis nous rentrons chez nous avec la tête pleine de souvenirs.

Remerciements
Je tiens à remercier tout mes compagnions de voyage:
A Hervé, qui nous a proposé et organisé ce magnifique voyage en Russie. Qui je l'espère a trouvé la femme de sa vie, Julia.
A Dimitri, qui est le seul a avoir fait des efforts pour essayer parler le russe avec la population. Et qui par sa bonne humeur et son calme, nous a permis de passer de merveilleux moments.
A Julia, qui nous a accueillit, rejoint, supporté, aidé, aimé, heu! il y a quand même un privilègié.
Aux parents de Julia, qui nous ont accueillis les bras ouverts.
Aux Maximov, qui nous ont rappelé l'armée, mais on remplit nos têtes pleines de souvenirs
A Svyeta, qui nous a accepté dans son appartement à Moscou, à qui on a sifflé deux bouteilles de vodka.
Aux russes en général, qui sont un peu froid (c'est le climat) de premier abord, mais qui sont des gens géniaux.
Merci